Mathieu Delerue, un petit bourgeois trentenaire et prof de philo vaguement existentialiste engrosse par accident Marcelle, une femme qui reste allongée toutes ses journées (l’auteur n’explique pas pourquoi). Sans vraiment demander son avis à Marcelle, il décide qu’elle doit avorter et se met en quête de la somme nécessaire à ce genre d’opération. On le suit alors dans ses pérégrinations dans le Paris-bohème de l’époque (l’action se situe à la fin des années 30), dans les caves où l’on danse toute la journée et les bars de la rive-gauche. Mathieu a du mal à mettre en pratique ses idéaux et ses amis, avec qui il discute beaucoup politique et moralité, n’ont de cesse de lui reprocher son ambivalence. Comme de fait, ce Mathieu est énervant.
Si ce roman semble un peu daté dans ses préoccupations, le personnage de Mathieu préfigure quand même un peu l’arrivée d’une génération vivant dans l’opulence, mais désireuse de changer le monde, tout en mettant un point d’honneur à vouloir conserver son statut.
Dans ce roman, j’ai surtout apprécié le niveau des dialogues et cette façon un peu zolienne qu'a l'auteur de décrire des scènes dans lequelles évoluent plusieurs personnages (dans les bars par exemple).
Je ne dois pas vivre sur la même planète que celle sur laquelle vécut Jean-Paul Sartre et c’est peut-être pour cette raison que je suis attiré par ses romans. Il y a quelques années, la nausée m’avait profondément agacé et j’ai ressenti la même chose en lisant ce premier tome de la trilogie les chemins de la liberté. Mais comme j’aime bien me faire mal, je lirai le tome 2, au cours de cette année 2011, avant ou après la suite allemande saison 2, qui est en préparation (et je prépare également une suite islandaise..si vous avez des conseils de lecture de ce côté-là, n’hésitez-pas).
lecture du 03.03 au 31.03.2011
folio n°870, 370 pages
note : 2.5/5
à suivre : la disparition de Richard Taylor, Arnaud Cathrine.
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produit intérieur brut vs développement durable
Le produit intérieur brut mondial a plus que doublé depuis 1998 m’informe la page d’accueil de wikipedia. Je suis surpris et pas surpris. Il aurait triplé ou quadruplé, ma réaction aurait été la même.
Je mets cette information en parallèle avec la consommation énergétique. On n'arrête pas de nous demander de faire des efforts, d’acheter des lampes basses consommation, de bien s’isoler etc. Tous ces efforts sont louables et moi, le premier, enfin mon ménage, on fait attention à tout ça..mais uniquement pour diminuer nos factures edf et de fuel. Le reste, je m’en tape et cette information sur le pib me confirme dans mon idée..à quoi bon faire des efforts pour le soi-disant développement durable alors que la production mondiale augmente encore et toujours, parce que la population augmente et que cette population, vaille que vaille se crée de plus en plus de besoins.
D’autres infos...en 2010, la France a battu un record de consommation électrique. Et la Bretagne aussi...et pendant ce temps l’Etat dépense des milliards pour inciter les gens à mieux s’isoler, à installer des panneaux solaires etc (manne dont je me suis personnellement servi pour refaire mes fenêtres...argent facile !), des milliards qui servent avant tout aux classes moyennes et possédantes..autant d'argent donc qui aide des gens qui n’ont pas forcément besoin d’être aidés et en moins pour ceux qui en auraient besoin. Car depuis le temps qu'on en parle et qu'on agit, les efforts auraient quand même dû commencer à porter leurs fruits non ? Non, dans aucun chiffre, il n'y a le début d'une trace d'un commencement d'infléchissement de la consommation d'énergie globale.
Ecoutez, j’ai l’air comme ça de m’acharner mais il faut reconnaître quand même qu’il y a de quoi. Quoi qu’on fasse, quelle que soit la bonne volonté des gouvernements à venir et surtout quels que soient les comportements des citoyens de la planète Terre, il semble évident que nous produirons toujours plus, nous consommerons toujours plus et donc nous émettrons plus de CO2.
Revenons en France. A la limite, on pourrait dire que nous les Français (nous les français, on n’a pas de chance !), on montre l’exemple, puisque notre PIB n’augmente quasiment plus (et pourtant, c'est bizarre, les adeptes de la décroissance ne sont pas contents), et ce depuis pas mal de temps...pourtant, notre consommation électrique bat des records tous les ans. Et puis surtout, vu ce que nous représentons dans le monde en superficie et en nombre d'habitants et vu comment se comportent d'autres états autrement plus grands, comment peut-on penser que notre petite politique nationale puisse avoir une quelconque influence sur l'éco-système mondial ?
Alors que faire ? Comme moi, trouver ça ridicule et s’en foutre.
Ouh le méchant.loïc lt