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  • variété française : mon top5 des années 00

    - corps et armes (2000), Etienne Daho
    Un Daho en état de grâce. pas grand chose à jeter dans cet album (à part peut-être la chanson qui donne justement le titre au tout)
    - Caldeira (2006), Valérie Leulliot
    Une merveille...des mélodies accrocheuses, des textes touchants, une voix posée. Un album plein de féminité injustement boudé
    - Chevrotine (2006), Holden
    Un peu de la même veine que Caldeira (et d'ailleurs même maison de disque). Divin
    - bleu pétrole (2008), Alain Bashung
    sombre et surréaliste. Bashung au sommet de son art
    - les piqûres d'araignée (2006) , Vincent Delerm
    lui, j'étais anti à ses débuts mais le virage pris avec cet album m'a agréablement surpris. J"ai écouté en boucle et en boucle le titre "les piqûres d'araignée". un Delerm optimiste.

    Le point commun de tous ces albums est qu'ils n'ont que moyennement cartonné, voire pas du tout. J'espère que le temps travaille pour eux et que dans quelques années beaucoup se diront "comment ai-je pu passer à côté de ça".

    Par ailleurs, moi qui n'aime pas beaucoup le mot "crise" parce qu'il est utilisé à tort et à travers, je dois dire qu'il y a vraiment une "crise" dans le disque, lié non pas au fait que les gens ne veulent plus acheter de musique mais dû évidemment au bouleversement technique qu'a amené dans ce secteur l'arrivée d'internet et du format mp3. A partir de là, je ne pense pas que l'album physique ait de l'avenir (il  y en aura encore dans les rayons bien sûr mais pour la même raison qu'il y a encore des vinyls).  Ce secteur arrivera, j'en suis sûr, à trouver un mode de distribution virtuel équitable et accessible au plus grand nombre.

    montage.jpg


  • Eric Chevillard à la fin.

    Je me suis amusé à parcourir un peu les archives de ce blog pendant quelques minutes et me suis aperçu que mes notes étaient bourrées de fautes d'orthographe, de coquilles etc et celà me désespère d'autant que je me relis beaucoup. Ce ne serait pas grave si ce n'était que des étourderies ou des fautes de frappe mais le problème est qu'il y a des fautes d'accord, des "voies" à la place des "voix" ou autres énormités de ce genre. Je présente donc mes excuses à mes six fidèles et uniques lecteurs..et je les présente d'autant que je sais combien ça peut être agaçant, ne les supportant pas moi même lorsque j'en trouve ailleurs.

    Ce n'était qu'un préambule qui n'a rien à voir avec la suite. Sur son blog, on a le droit de balancer des trucs hors-sujets. Si encore j'étais numéro au fameux classement wikio  (censé classé tous les blogs) ou quelque part dans le classement..mais non l'espèce de blog va encore plus loin dans l'oubli et la marginalité : il n'y est pas référencé. Je ne sais pas s'i y a des démarches à faire pour en être, mais quand bien même, je dois dire que je m'en tamponne le coquillard. Quand on traite de la littérature, comme j'essaie modestement de le faire, on ne doit pas s'attendre à de grosses audiences...

    Que pense-je des autres blogs littéraires ? Et bien, mon sentiment est partagé. Les notes de lecture sont très souvent intéressantes (la plupart du temps même), le style agréable, les lectures sont variées (encore que),  mais j'ai un gros problème avec la plupart de mes "confrères". Je ne voudrais pas non plus qu'on le prenne mal, je ne pense à aucun blogueur en particulier (ou blogueuse puisqu'il s'agit surtout de blogueuses) mais le fait est que dans ces blogs l'esprit communautaire est poussé à tel point qu'il prédomine sur l'esprit littéraire. La plupart de ces blogs participent à des challenges, des swaps, des tags, se renvoient gentiment la balle, se cooptent etc. La lecture n'est plus la fin mais un moyen, presque parfois même un faire-valoir. Et je ne sais pas si c'est par esprit de contradiction, mais personnellement j'ai pris le contrepied  de ça, je fais tout l'inverse (et à c'est la raison pour laquelle je n'ai pas répondu à quelques tags que l'on m'a envoyé). Evidemment, ce n'est pas méchant, toute cette blogopshère est même sympathique, résolument optimiste, la bonne humeur y règne et je devine que ces blogueurs s'éclatent.

    Quant à mon blog, il est à l'image de ce que je suis : un brin solitaire, pas mal tourmenté et très passionné.

    Mais quel est l'avenir des blogs : mon petit doigt me dit que dans quelques années, on en parlera avec nostalgie. Tout change si vite sur la toile. Et il est évident qu'une chose comme facebook permet de publier aussi facilement que sur un blog mais avec bien plus de visibilité. Le blog est  trop cloisonné : pour aller sur un blog, il faut faire la démarche d'y aller..alors qu'avec facebook, les infos viennent vers l'internaute.

    9782707319685.jpgEt il est temps pour moi de citer Eric Chevillard (dont le roman la nébuleuse du crabe que j'ai reçu aujourd'hui, est un projet de lecture très court terme), et qui était à la base le sujet de la note :

    La plupart de nos sujets de conversation n’autorisent que deux ou trois points de vue que nous connaissons à l’avance, dont nous savons de même qu’il se trouvera inévitablement autour de la table quelques personnes pour défendre celui-ci, d’autres pour défendre celui-là ; le débat qui s’ensuit est donc aussi prévisible qu’une pièce de théâtre – répliques, arguments, contre-arguments seront échangés comme il se doit, en bon ordre et avec une belle ardeur. Le seul intérêt de ces discussions oiseuses réside en somme dans la distribution des rôles qui peut réserver quelques surprises.

    J'ai tout de suite aimé ce billet (qui n'a rien à voir avec ce qui est dit plus haut) puisqu'il fait référence à une idée que je me dis souvent lorsqu'il m'arrive de discuter avec d'autres êtres humains, une idée que j'ai en tête donc et que je n'arrivais pas à formuler. Et ça tombe bien puisque Chevillard le fait pour moi. Ce mec un un talent fou.

    loïc