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  • une perle dans les perles

    9782705802851.jpgDans ce petit bouquin que j'ai retrouvé au fond de ma bibliothèque d'adolescent, Pierre Ferran propose un florilège de bourdes commises par des grands écrivains (ou moins grands). Et c'est vrai que c'est souvent bidonnant :


    "Il est onze heures, répéta le personnage muet", Honoré de Balzac dans scènes de la vie privée, la Bourse)
    "Ces belles qui, toujours sages, couraient les champs sur leurs palefrois et mouraient à 80ans, tout aussi vierges que leurs mères.", Florian (traduction de Don Quichotte)
    "L'administration pénitentiaire dispose, avec ses 15000 forçats, de 30.000 paires de bras.", Pierre Mille (l'oeuvre coloniale)



    Mais parfois l'arroseur est arrosé. Ainsi, dans la catégorie les animaux extraordinaires, l'auteur considère ceci comme une perle :
    " Je m'amusais à voir voler les pingouins", Chateaubriand ( génie du christianisme).
    Comme des millions de gens, Pierre Ferran confond les pingouins et les manchots. Etonnant quand même que personne ne le lui ait relevé la chose avant l'édition du livre.

     

    pingouin.torda.yvto.5g.jpg
  • CR133 : une année étrangère - Brigitte Giraud

    annee-etrangere-brigitte-giraud-L-1.jpegEn fin de compte, je me suis trompé sur la fin du roman (voir note précédente) mais en fait, ce n'est pas grave, ça m'a donné une idée de roman : une fille au pair embauchée dans une famille espagnole (pourquoi pas) pour combler un vide, parce qu'elle ressemblerait à la fille disparue, qu'elle porterait même le même prénom. Mais je ne suis pas prêt d'écrire ce roman parce que j'ai d'autres projets à réaliser avant, comme par exemple construire un cabanon en bois pour y stocker des livres  ou faire une terrasse en carton.
    Et donc, le roman de Brigitte Giraud n'est pas si mal. Il est question du déracinement d'une fille au pair, des difficultés d'adaptation, de la barrière de la langue, tout ceci d'autant plus marqués dans une année étrangère qu'elle se retrouve dans une famille allemande pour le moins étrange (en ce sens, étrangère a peut-être deux sens). Et puis donc arrive le dénouement..qui nous ramène encore 60ans en arrière pendant cette foutue guerre à propos de laquelle nos auteurs français n'en finissent pas de revenir. Un peu lassant à la fin.
    Mais en dehors de ça, le roman est assez agréable à lire.
    Et j'ai hésité à écrire cette note (très courte) car j'ai hésité même à continuer le blog. Il y a des moments comme ça où je trouve que la littérature est vaine, qu'elle n'est pas du tout synonyme d'évasion (car on lit dans son fauteuil, dans son lit..et on croit s'évader parce qu'on lit des choses qui nous sont pas quotidiennes), qu'en fait elle empêche de progresser, de prendre des risques, de voyager. On ne prend aucun risque en se plongeant dans un bouquin, au contraire même, on se vautre dans son confort et on se rassure en se disant "je m'évade avec la littérature".
    Mais quelques jours après avoir penser tout ça, j'ai changé un peu d'avis. C'est comme ça que ça se passe dans mon cerveau. Les idées et les sentiments vont et viennent de façons incohérentes et désordonnées.

    roman, paru en 08/2009
    Stock, 207 pages
    lecture du 23/11 au 25/11/2009
    note : 3.5/5
    à venir : l'exilée, Pearl Buck