Dans ce petit bouquin que j'ai retrouvé au fond de ma bibliothèque d'adolescent, Pierre Ferran propose un florilège de bourdes commises par des grands écrivains (ou moins grands). Et c'est vrai que c'est souvent bidonnant :
"Il est onze heures, répéta le personnage muet", Honoré de Balzac dans scènes de la vie privée, la Bourse)
"Ces belles qui, toujours sages, couraient les champs sur leurs palefrois et mouraient à 80ans, tout aussi vierges que leurs mères.", Florian (traduction de Don Quichotte)
"L'administration pénitentiaire dispose, avec ses 15000 forçats, de 30.000 paires de bras.", Pierre Mille (l'oeuvre coloniale)
Mais parfois l'arroseur est arrosé. Ainsi, dans la catégorie les animaux extraordinaires, l'auteur considère ceci comme une perle :
" Je m'amusais à voir voler les pingouins", Chateaubriand ( génie du christianisme).
Comme des millions de gens, Pierre Ferran confond les pingouins et les manchots. Etonnant quand même que personne ne le lui ait relevé la chose avant l'édition du livre.

En fin de compte, je me suis trompé sur la fin du roman (voir note précédente) mais en fait, ce n'est pas grave, ça m'a donné une idée de roman : une fille au pair embauchée dans une famille espagnole (pourquoi pas) pour combler un vide, parce qu'elle ressemblerait à la fille disparue, qu'elle porterait même le même prénom. Mais je ne suis pas prêt d'écrire ce roman parce que j'ai d'autres projets à réaliser avant, comme par exemple construire un cabanon en bois pour y stocker des livres ou faire une terrasse en carton.