
SOURCE : CDCHS56
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SOURCE : CDCHS56
le mot de l'éditeur : Prix Nobel de littérature 2008
Ma mère, quand elle m'a raconté la première du Boléro, a dit son émotion, les cris, les bravos et les sifflets, le tumulte.
Dans la même salle, quelque part, se trouvait un jeune homme qu'elle n'a jamais rencontré, Claude Lévi-Strauss. Comme lui, longtemps après, ma mère m'a confié que cette musique avait changé sa vie. Maintenant, je comprends pourquoi. Je sais ce que signifiait pour sa génération cette phrase répétée, serinée, imposée par le rythme et le crescendo. Le Boléro n'est pas une pièce musicale comme les autres.
Il est une prophétie. Il raconte l'histoire d'une colère, d'une faim. Quand il s'achève dans la violence, le silence qui s'ensuit est terrible pour les survivants étourdis. J'ai écrit cette histoire en mémoire d'une jeune fille qui fut malgré elle une héroïne à vingt ans.
mon avis : Lorsqu'on lit un roman d'un prix nobel, on en attend forcément un peu plus que les autres et en particulier de Le Clézio dont le talent n'est plus à prouver et dont à titre perso je garde un lointain mais exquis souvenir de la quarantaine, roman publié quelque part dans les années 90 et que j'avais lu un peu par hasard, le livre ayant atterri dans la bibliothèque paternelle en provenance de France Loisirs dont ce devait être peut-être la sélection du mois, qu'en sais-je aujourd'hui.
Mais cette ritournelle de la faim m'a laissé sur ma faim - pardon pour le jeu de mots- . Il s'agit de l'histoire un peu banale d'une famille bourgeoise (sur le déclin) d'origine mauricienne installée à Paris, racontée par Ethel, la fille unique. Si les premières pages sont très poétiques (relation d'Ethel avec son oncle dont j'ai oublié le nom et la folle idée de cette cabane de type créole que le-dit oncle voulait construire sur un terrain au coeur de Paris), le reste n'a pas grand intérêt. A travers les péripéties de cette famille au prestige déclinant (du fait des mauvais placements et de la paresse d'Alaxandre, le père) ; Le Clézio nous fait traverser la deuxième partie du XXème siècle en ne faisant qu'effleurer à peu près tout et personnellement je pense qu'il manque 500 pages à ce roman. 500 pages de plus, en gardant la même trame mais en fouillant un peu plus les gens et l'histoire (un peu comme peut le faire Philip Roth), ça aurait fait un beau roman.
Voilà que je commence à donner des conseils à un prix nobel. Mais où va-t-on ?
Mais je pense aussi que Le Clézio n'est plus Le Clézio dès lors qu'il quitte son île Maurice ou autres contrées exotiques mais on conçoit qu'il ait voulu faire différemment pour une fois. Mais ça n'enlève rien à la qualité et l'originalité de toute son oeuvre (d'ailleurs Désert fait partie de mes projets de lecture moyen-long terme).
roman, paru en 10/2008
Gallimard, 206 pages
lecture du 07/09 au 12/09/09
note : 2.5/5
à venir : les charmes discrets de la vie conjugale, Douglas Kennedy
Il n'y a que deux cas dans lesquels on met des majuscules :
- au début des phrases ;
- la première lettre des noms propres.
Il n'y a pas d'exception. Ce blog s'appelle l'espèce de blog et non L'espèce de blog.
Je suis en train de lire les charmes discrets de la vie conjugale et nom Les charmes discrets de la vie conjugale.
Il n'y a pas besoin de mettre de majuscule au début des titres, sauf si le premier mot est un nom propre.
Par exemple, Nadja, majuscule, Solal, majuscule.
Nana majuscule m
ais au bonheur des dames, non.
Albertine disparue.
La plupart du temps, les gens se trompent. Dans 95% des cas en tout cas. Et dans les 5% restants, notons la chaîne france 2 qui dans ses spots, bande annonce et signalétiques diverses a supprimé toutes majuscules, mais ils sont allés trop loin car ils les ont supprimées mais quand il ne fallait pas, c'est un bon début. A bien peser, je préfère aucune majuscule que des majuscules mal utilisées.
Autre exemple, les éditions verticales ont supprimé toutes les majuscules sur leurs couvertures de livres. C'est un peu jusqu'au-boutiste mais ça permet de faire prendre conscience au grand public que la majuscule ne s'impose pas tout le temps.
De même dans la rue. On devrait lire banque et non Banque, crèmerie et non Crèmerie (à propos je viens juste d'en changer). Pourquoi mettre une majuscule à un nom commun isolé ? Je suis désolé mais ça fait moche. La preuve que la majuscule est moche, c'est que les marques la suppriment de plus en plus lorsqu'il s'agit de relooké le logo.
Ainsi l'enseigne Boulanger est devenu boulanger.
Fnac est devenu fnac.
Je n'ai pas d'autres exemples en mémoire mais il y en a des tonnes.
Par contre, j'insiste sur le fait qu'il faut la mettre en début de phrase, ça permet de confirmer que c'est le début de la phrase au cas où le point aurait été oublié ou ne serait pas très visible.
Je ne suis pas un extrémiste, il y a des cas où la majuscule s'impose mais arrêtons de l'utiliser à tort et à travers.
Tout ce que je viens d'écrire n'est pas forcément vrai mais j'aimerais juste que ce le soit. Je dis ça parce que voici la définition que wikipedia donne de la majuscule :
une majuscule, propriété intrinsèque et invariable de l’initiale d’un mot ou des initiales ou d’un sigle (ce mot ne pouvant pas être ni contracté ni muté, etc. qui fait du mot un mot propre, et qu’on ne peut pas écrire avec une « bas-de-casse » ou une « petite capitale »), propriété
qui s’oppose à la lettre minuscule utilisée dans tous les autres cas de lettres médiales ou finales ainsi que pour tous les mots communs dont toutes les lettres sont toujours une lettre minuscule (même en initiale placée en début de phrase !)
et je ne suis pas tout à fait d'accord.
Mais bon, si je dis tout ça, ce n'est pas parce que je n'aime pas la majuscule, c'est parce que j'ai trop de respect pour elle.
Ambiance : superbe ambiance, bon public, ce qui m'a aidé à grimper les côtes (des toutes petites côtes quand même, il ne faut pas exagérer) attendu qu'ayant une certaine fierté, je déteste que l'on me voit souffrir alors quand je me sais regardé, je me redresse, bombe le torse et fait bonne figure et..finalement vais plus vite.
Baden : soit disant qu'il y a une cote en traversant ce bourg (km7) mais je l'ai trouvé assez facile. Raide mais si courte qu'elle n'a pas le temps de faire mal.
Crampe : j'en ai eu sur les cinq derniers kms, des crampes latentes, prêtes à me faire souffrir mais en gardant les muscles bien tendus, j'ai réussi à les maîtriser..au prix d'une vitesse inférieure évidemment (j'étais à 5.30 au km sur les 3 derniers kms).
Départ : des frissons lorsque 5000 personnes prennent le départ en même temps et que que le cortège se déploie peu à peu, pour peu que l'on prenne le temps de regarder la chose. Impressionnant.
Édition 2010 : je n'y participerai pas. Mon but était de faire au moins une foi cette course mais je ne suis pas fan de cette distance. Je préfère continuer à m'entraîner sur des distances inférieures à 13kms en travaillant ma vitesse et mon allure. Ma prochaine course aura lieu le 18/10 et ce seront les foulées du Golfe (même jour que le marathon de Vannes), 13kms où je viserai un très bon chrono ( 55mns feraient mon bonheur).
Kercado : du nom du stade de Vannes qui sert d'arrivée. Un beau petit stade sur lequel hélas je n'ai pas pu accélérer.
K bis : comme tous les ans, les kenyans ont tout raflés. Rien à faire, ils sont plus forts mais ça agace un peu. Ils viennent, gagnent, empochent la prime, partent et on ne les revoit plus les années d'après.
Météo. Beau soleil avec 25° sur le circuit avec un léger vent de face. Mais rien de très très méchant.
Navette : bravo à l'organisation pour la gestion des navettes d'avant course : des milliers de coureurs à transporter à Auray et pourtant presque pas d'attente et aucune bousculade.
Ovestim's : de la marque des compléments énergétiques et du gâteau que j'avais mangé 1H30 avant la course. Pas convaincu par cette affaire-là. Le gâteau était bon certes mais indigeste et j'ai eu du mal à le digérer. Quant au coup de fouet (embarqué pendant la course), je l'ai trouvé gluant, désagréable à avaler et sans effet. Donc overstim's terminé.
Paysage : le paysage qui entoure Auray-Vannes n'est pas exceptionnel. Mis à part le port du Bono que l'on voit en passant le pont, le reste est assez ordinaire et je comprends la déception de ceux qui venant de loin espèrent un paysage armoricain pittoresque.
Ravitaillement : 5 ravitaillements bien répartis sur le circuit, avec éponges, eau et boissons énergétiques à volonté. Rien à dire.
Temps : 1h41.05...1067ème/4500. Dans le premier quart donc mais déçu quand même. Je visais les 1H35 et j'en suis loin. Mais j'ai tout donné et ne nourris aucun regret.
Vincin : soit disant que là aussi il y a une bosse qui est censé faire mal et qui fait partie de la légende du semi Auray-Vannes. Perso, je ne l'ai pas vu, pourtant je n'ai pas pris d'itinéraire bis !