Il faut quand même que je vous parle de mon retour à la compétition dimanche dernier à l'occasion du relais de la forêt de Camors. Le principe : une équipe de six personnes avec une féminine et cinq types. La fille commence à midi pour une distance de 5KM. Ensuite, les 5 types font chacun 10KMS et pour finir, toute l'équipe fait un 5KMS ensemble. sympa. ça fait 60 bornes à faire en tout. Personnellement, j'étais dans l'équipe des 'chevreuils de Ploerdut III'. Le temps était idéal et les sous-bois à cette époque de l'année sont de toutes les couleurs. Je connais le circuit pour l'avoir déjà fait en 2003 pour cette même compétition. De mémoire, j'avais fait pour mon relais 44MN et des poussières. Pas mal pour un circuit relativement plutôt un petit peu cabossé, surtout au début.Cette fois-ci, j'ai fait 49.58. petite déception quand même. Mais comme on dit l'essentiel n'est pas là..mais quand même, petite déception. C'est à peu près le chrono que je fais à l'entrainement. Donc, il n'y a pas eu d'effet compétition. petite satisfaction quand même pour le dernier kilomètre que j'ai bouclé en 4MN22.
Mais l'ambiance était sympa sur le circuit et dans l'équipe..et il y avait dans le public des supportrices de choix, à savoir mes filles.
Le plus dur, ce n'est pas le relais en lui-même, c'est qu'il faut refaire 5KMS à la fin. J'étais le quatrième relayeur donc j'avais 1 heure et demi de pause à peu près mais le dernier relayeur doit repartir dès qu'il finit son 10KMS.
Mercredi soir, soit 3 jours plus tard, j'ai refait le circuit afin de le mémoriser avant que les marquages ne s'en aillent. J'ai fait 48MN36 donc beaucoup mieux que dimanche. A la sortie de l'hiver, je crois pouvoir être en mesure de faire un 10 bornes en moins de 45MNS, même si au niveau entrainement, de novembre à février, c'est plus délicat avec la nuit qui tombe très tôt. Mes sensations sont bonnes et c'est toujours un grand bonheur que de faire une sortie à l'aube quand la nature s'éveille. Ce matin, il y avait un brouillard épais et je ne voyais pas à 30 mètres. Je n'ai pas croisé une voiture sur mon petit circuit personnel..juste quelques chasseurs qui ont maintenant de drôles de gilets oranges (sponsorisés par le Modem peut-être) qui erraient dans les champs. Dans le pré au bord de l'Evel, des chevaux broutaient, des ruisseaux ruisselaient. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai couru, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
C'est le soir où près du métro
Il faut que je vous parle de rue des boutiques obscures, le roman de Modiano que je viens de lire..Enfin, je ne sais plus si je l'ai lu..et même si je l'ai lu, je ne me souviens plus de l'histoire..et qui suis-je au fait ? J'ai trouvé un carnet à spirale appartenant à un certain Loïc LT ? Est-ce un ami, un proche ou peut-être moi ? Une petite enquête m'apprend que ce Loïc a vécu à la fin du XXème siècle, zone du Ty-Mor à Hennebont dans un immeuble au bord d'un fleuve, immeuble ressemblant plus à un hangar qu'autre chose..A-t-il fréquenté le café aujourd'hui fermé qui jouxte cet immeuble ? S'est-il balladé le long de ce fleuve au bord duquel trônent des épaves ? Ensuite, je trouve sa trace au 21 rue Nationale, toujours à Hennebont..puis dans un petit bourg...où tout se précipite. Ce type qui semblait être un rêveur solitaire, que l'on croisa dans des fêtes un peu bizarres semble s'être rangé...une femme, des enfants..un maison, des livres...La hasard de l'enquête m''apprend que le dernier livre qu'il a lu fut rue des boutiques obscures de Patrick Modiano...