Quelques mois après sa sortie, je découvre vraiment Caldeira, le premier album solo de Valérie Leulliot. Dans un premier temps, j'avais été déçu car j'attendais de l'ex chanteuse de Autour de Lucie qu'elle continue ses expérimentations électro-pop. En fait, l'album est très acoustique et je vais expliquer pourquoi je l'écoute en boucle depuis quelques jours. Les textes me touchent au coeur, là où les émotions sont à fleur de peau. En fait, j'apprécie beaucoup que Valérie s'adresse, dans ses textes, à un homme sur le même ton et avec les mêmes mots qu'un homme utilise pour parler de la femme qu'il l'aime.
Je ne voyais pas ta chair
Comme de la tôle froissée
Tu n'aurais pas du te taire
T'aurais pu quand même te confier
Je n'aurais pas du te laisser faire
Ces choses qui t'ont plombé
Tu sais, tu n'avais pas l'air
D'être autant largué... (mon homme blessé)
Viens souffler sur les nuages
Ton air de n’avoir rien fait
Tes yeux qu’on croirait en voyage
Mouillent mes mains, mes pensées (au virage)
Comme ça, ça fait un peu fleur bleue mais le tout est servi par des mélodies incroyablement belles et surtout par la voix de Valérie, qui, comme d'habitude n'en fait pas de trop. C'est tip top. Je viens de faire écouter à Prisca avant qu'elle s'endorme et je pense qu'elle a aimé. J'aime quand la musique, l'air de rien, entre dans mon quotidien et mon intimité.
Dans quelques minutes, il sera minuit..et Alain Veinstein parlera dans le transistor. Après l'intro, la citation et la présentation de l'invité, il interrogera sa proie jusque 0h38 (ou 39 ou 40). Encore que, pour cet été l'émission a repris son ancien horaire puisque depuis la rentrée 2006, l'émission commence à 23h30. C'est pas grave hein, puisque que ce soit l'une ou l'autre, on passe avec AV "du jour au lendemain". On le passe sans s'en rendre compte en écoutant le silence du studio, les hésitations de l'invité ou les pauses musicales jazzy.
