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Philippe Djian

  • Shako, nom des livres : le nom

    Ce matin, je me suis attelé à un exercice de taille et quasiment impossible : donner le nom de mes dix romans préférés. Vous vous rendez compte, j'ai lu des milliers de romans, eu des coup de cœur et personne ne me demande de relever le défi. Comme je crois que je le dis dans la vidéo, ce sont dix romans que j'ai sélectionnés aujourd'hui mais aussi bien demain la liste aura changé. 

    Dix romans mais j'en ai oublié un et pas des moindres : la montagne magique de Thomas Mann que je ne dispose que sur Kindle, raison pour laquelle je l'ai sans doute zappé. Du coup, il n'y a que neuf romans. 

    Pour faire bien par la suite, il faudrait que je fasse mes dix romans Français préférés comme ça au moins il y aurait Claude Simon, Balzac, Emannuel Carrère ou Alain-Fournier.

    Une remarque autrement : aucune femme dans les dix. Je pourrais dire que j'en suis désolé mais même en réfléchissant bien, je n'en vois pas une seule qui aurait sa place ici....à part peut-être Agatha Christie qui a marqué mon adolescence.  

    Les romans Français sont majoritaires tout simplement parce que la littérature française est la meilleure du monde. C'est dû à l'histoire de France et à la langue qui est très propice à la littérature.

    @Shako


  • CR296 : dispersez-vous, ralliez-vous ! - Philippe Djian

    Comme Patrick Modiano, Philippe Djian fait partie de ces auteuPhilippe Djianrs qui écrivent toujours le même bouquin en changeant un peu l'histoire, le nom des personnages mais en gardant le fond et la forme. Et ce n'est pas un reproche, ce sont deux auteurs que j'adore et ce n'est pas parce que j'ai apprécié un repas avec des amis que je ne veux pas revoir ces amis. 

    Donc, la dernière livraison de Djian s'intitule "dispersez-vous, ralliez-vous!", extrait d'un poème de Rimbaud que, seul petit défaut du roman, l'auteur place pompeusement tout à la fin comme cela se fait souvent quand on veut placer le titre dans un récit.

    Le narrateur est une femme et c'est peut-être la particularité de ce roman. Elle s'appelle Myriam et vit quelque part dans une ville américaine imaginaire. Elle a un frère qui s'appelle Nathan avec qui elle entretient des relations tendues. De toute façon, toute son adolescence est un immense bordel, la mère part sans crier gare, Nathan fait n'importe quoi et le père périclite. Ensuite, elle rencontre Yann, un type bien plus âgé qu'elle avec qui elle va vivre moult péripéties. Myriam est le type même des personnages de Djian. Indifférente à tout, en même temps que lucide, on pourrait la qualifier d'existentialiste des temps modernes. Elle s'entoure de gens qui bossent plus ou moins dans le show-biz et qui finissent tous par péter un câble, elle a un enfant avec Yann mais ne ressent pas d'amour maternel. Sa vie sexuelle est débridée ainsi que celle des gens qui l'entourent, la drogue est la nourriture quotidienne et l'alcool coule à flots. Tous ces gens ne foutent pas grand chose mais mènent grand train. A l'image du titre, on ne s'étonne pas des retournements de veste et des décisions prises à l'emporte-pièce. Avec Djian, tout est toujours excessif jusque la météo qui est complètement détraquée. 

    C'est toujours plaisant à lire et on devine le plaisir que prend l'auteur à inventer des histoires aussi abracadabrantesques. Et comme d'habitude, Djian ne se soucie pas trop de la forme, même s'il a son propre style qu'on reconnaîtrait les yeux fermés (ça veut rien dire mais je suis fatigué). Lire Djian, c'est s'octroyer une folle parenthèse, c'est comme regarder un dessin animé ou un film érotique avec de grands acteurs. Une fois de plus, l'auteur remplit son contrat. Et c'est tout ce qu'on lui demande. 

    lecture avril 2016, sur kindle, 208 pages, éditions Gallimard, parution en mars 2016, note : 4/5

    Loïc LT