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  • CR40 - Cosmopolis - Don DeLillo

    547bcc4b553780a2670152c913226878.jpgCe roman, c'est l'histoire d'un golden Boy portant le doux nom d'Eric Packer. ça commence le matin quand il rentre dans sa limousine qui fait trois kilomètres de long. A l'intérieur, il y a tout ce qu'il faut pour vivre et surtout il y a des écrans qui lui permettent de suivre le cours des marchés, et en ce jour d'embouteillages dans les rues de New-York, Eric suit tout spécialement le cours du Yen dont il a parié des milliards sur la baisse. Mais c'est le contraire qui se produit. Quasiment tout le roman se situe dans la limousine, en compagnie d'Eric, le chauffeur, du garde du corps et des secrétaires et amantes qui se succèdent, venant d'on ne sait où. A la base, Eric cherche un coiffeur mais du fait du bouchon monstre, ça avance lentement et il se retrouve spectateur de tout un tas d'évènements comme le passage de l'enterrement d'un ancien rappeur très connu, le happening d'un groupe d'anarchistes. Eric se risque parfois à quelques petites escapades en dehors de sa Twingo. Essentiellement dans des bars pour rencontrer des maîtresses. Il y a aussi cette rave party en sous-sol, qui provoque l'éblouissement de notre héros.
    Parallèlement, une type, quelque part dans la ville, veut tuer Eric. Il a échafaudé tout un plan pour ça. Il veut la peau d'Eric, pour ce qu'il représente et parce que sa limousine déplace l'air dont les gens ont besoin pour respirer au  Bangladesh. Eric sent qui quelqu'un le cherche. Eric se prépare à la confrontation finale. Et il s'y prépare par tout un discours métaphysique, à la limite du démentiel. Les deux hommes finissent par se retrouver.

    Ce n'est qu'une fois le livre fermé qui je me suis dit que tout ça allait peut-être me marquer. Et parce que le style de Don DeLillo est très particulier, très fouillé, virant souvent au surréalisme, ce qui est très rare pour un écrivain américain (si je considère ceux que j'ai lu en tout cas). J'ai haï pendant toute la lecture la personne d'Eric Packer. Pas au point d'en souhaiter la mort mais au point de souhaiter la fin d'un système qui génère de tels monstres de cynisme.

    Loïc, 15h00

     

  • l'intrus.

    Je suis un peu déçu. Dans ma liste "consommations estivales", j'ai glissé un nom d'écrivain purement imaginaire avec un nom de roman bidon et personne ne l'a remarqué. Le 15 personnes qui viennent ici tous les jours (seulement..) ne doivent pas lire le contenu des notes.

    Mais c'est vrai que si je considère mon propre comportement, il est très rare, lorsque je vais sur un blog littéraire que je lise entièrement une note. En diagonale tout au plus. Ou alors il faut que ça m'intéresse au plus haut point, qu'il y ait un ton décalé et une approche très personnelle. Pas si courant. Pour moi un blogger littéraire doit montrer en quoi  sa vie et ses lectures sont liées et ce que l'une apporte à l'autre. Et comment. 

    C'est ce que j'essaie modestement de faire. En ma qualité d'ouvrier exploité, au fond de ma campagne profonde, j'essaie  de faire de ce blog un endroit différent. J'ai de grosses lacunes, je les connais. On est comme on est. Mais je suis passionné par la littérature.

    Et par la radio. Et je remercie à Caroline Cesbron de France Culture de m'avoir ajouté à ses liens !

    A venir, CR de Cosmopolis de Don DeDillo.  

    ++++, Loïc 

     

  • euro 08

    0e20aff4244eb2e12d797e32faff44bc.jpgAprès une belle journée de merde au boulot, je suis rentré à la maison espérant me détendre devant un bon match de foot. Mais ce que j'ai vu de ce France-Roumanie n'a fait que m'énerver un peu plus..Du coup, au bout d'une demi-heure, je suis sorti arroser mon potager. Car il faut savoir mes chers amis, qu'ici en Bretagne, nous n'avons pas eu une goutte de pluie depuis quatre jours.

    Ensuite on a soupé. Puis, comme la télé était restée branchée sur M6, subrepticement, je me suis mis à regarder Pays-Bas-Italie. Et j'ai adoré ce match autrement plus excitant que ce morne France-Roumanie de début de soirée. Les italiens ont perdu trois à zéro mais je trouve finalement ce score très injuste tant j'ai trouvé nos voisins transalpins très joueurs (au bon sens du terme) et très motivés. C'est peut-être la première fois de ma vie que je défends l'équipe d'Italie mais là je vous assure que le score ne reflète pas la physionomie de la partie.

    Alors pour la France, je ne sais trop que dire. Les commentaires vont bon train et on dit que les français ont souvent du mal à démarrer les compétitions..qu'il manque un meneur de jeu comme Zidane etc. Il y a de tout ça...mais pour moi la raison essentielle est qu'il y a sur le continent européen des équipes nationales bien supérieures à la France que ce soit au taquetique qu'au niveau tequenique. Enfin bref, les italiens, les allemands, les anglais, les espagnols nous ont toujours été supérieurs parce que c'est comme ça, c'est une question de culture footbalistique. Pourtant, me direz-vous, on a gagné ici ou là ? Oui, parce que de façon ponctuelle comme ça peut-être et parce que le football n'est pas toujours une science exacte, ça peut le faire. Mais fondamentalement non. 

    alors forza Italia !