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  • anniversaire de Lola

    medium_26_08_06_050.a.jpgLola a eu deux ans hier. Nous avons fêter ça comme il se doit..Dans la journée, j'étais au boulot mais Prisca qui ne travaille pas le mercredi a emmené les puces au Quick et en a profité pour réunir quelques amis avec leurs enfants. Il faut voir s'irradier le visage des enfants dès lors qu'ils aperçoivent les enseignes des fast-foods.
    Lorsque je suis rentré, vers 18h45, la famille proche était là en train de s'amuser et de rire des filouteries de Lola. Car Lola est une petite coquine qui sait mettre beaucoup de bonheur autour d'elle. Je l'adore et je me délecte de chaque seconde passée avec elle. J'adore son 'hein' systématique à chaque question qu'on lui pose, j'adore quand elle essaie de construire des phrases à l'aide des quelques mots qu'elle connait genre 'vroum vivi ti hein' pour 'la voiture de oui-oui est partie'. que du bonheur. et sa complicté avec Chloé est totale même si ça se chamaille souvent ! Je suis persuadé qu'un enfant grandit mieux quand il doit partager son enfance avec un autre enfant.
    Nous avons demandé à Lola de souffler dans la bougie. Elle n'a pas compris, s'est sentie observée par l'assemblée et est allée se planquer derrière le canapé. Chloé s'est chargé d'éteindre la bougie. Chloé d'ailleurs se charge de beaucoup de choses pour Lola..à commencer par lui ranger les jouets, ce qu'elle n'aime pas trop..et on la comprend. Chloé est paresseuse..comme son père et depuis quelques temps quand on lui donne un ordre, elle répond 'oh mais j'en ai marre de ranger'.
    C'est marrant, j'écris tous ça et je me dis que ça serait marrant que dans 15ans l'une d'elle retrouve ce blog et tombe sur ces écrits..A ce propos, Chloé s'initie à l'informatique. Elle fait de jolis dessins sur Paint et sait elle même relancer des vidéos sur youtube (Chantal Goya, Jordi). Quand Prisca et moi voulons un peu de calme, on les met à regarder ça (car Lola vient aussi) et alors, c'est le silence. génial.
    Lola donne beaucoup de bonheur. Je t'aime du fond du coeur, ma puce..à jamais.

  • rave ô trans...suite et fin

    medium_0093.jpgTelerama du 11 sept 91 nous décrit ce que nous trouvons dans une rave: "Une fois dedans, on se sent comme à l'intérieur d'un bonbon géant. Les murs sont couverts de tags fluos éclairés par des lumières et partout, de la piste de danse-surplombée par la cabine du Dj jusqu'au bar, des gens de tous âges, races et milieux sociaux confondus, dansent, ondulent en rythme.." et Sono magazine de janvier 1992 'La rave en France a su allier joie saine et nouvelles technologies, réunissant ainsi la grande utopie du brassage des cultures et des générations dans le nivellement par les basses, un cocktail savoureux à base de 1/4 culture baba avec 3/4 de New-Age assorti d'une rondelle de Disco,un retour au naturel light par l'ivresse de la danse vaudou sans pas réglés, un espace de liberté grignotée sur une société de plus en plus codifiée, sectorisée. La rave se veut mélange positif des cultures et des époques".

    Plaisant tout ça..Surtout si l'on compare aux idées reçues sur les raves (solitude, drogue, abrutissement). il s'est passé, je pense quelque chose d'important musicalement et socialement au début des années 90. Je dis au début car après 1995, la techno a pris un détour très extrême avec des rythmes de cinglé (et peu de mélodie). En plus, devant les interdictions, les ravers sont devenus des teufeurs bravant la pluie et le froid dans des champs plein de boue. En 1992, les raves étaient encore chic, tout le monde était très classe au niveau vestimentaire.

    Je voudrais vous parler plus en détail de ma première vraie rave, Rave ô trans, à Rennes en 1992. Mais je ne serais pas assez objectif car j'ai vraiment tendance à idéaliser cette nuit de bonheur.  Ce qui est fou, c'est que j''ai vécu un grand moment musical, alors qu'une semaine avant, je n'avais pas connaissance de l'existence de la techno !!! un peu comme si entre les débuts du rocks et Woodstock, il ne s'était passé que quelques jours. La nuit fut grandiose. Bien des années après, on se disait entre ravers 'tu y étais toi ?'. 'oui j'y étais'. Celui qui avait fait rave ô trans 1992 était un héro, un précusrseur. Il forçait le respect.

    Dommage que je n'ai rien gardé de la nuit..ni photos, ni flyers..J'ai fait quelques recherches sur le net..mais rien. Quelques sites en parlent ici ou là mais pas grand chose. Aujourd'hui, j'écoute encore beaucoup d'électronique mais je ne sors plus. Je ne sais pas comment se porte la scène électro. J'ai le sentiment qu'elle est rentrée dans le rang, qu'elle vieillie et qu'elle a donc perdu le charme de la nouveauté. Mais il y a encore des labels réellement excitants et novateurs (Border community)...merci Olivier !!

     

  • rave ô trans

    Je redécouvre ce soir des 'veilleries' technoïdes des années 90, grandes années s'ils en fuent. Je les redécouvre avec beaucoup de plaisir et beaucoup de surprise aussi car en temps là, je n'aimais pas cette techno lounge, calme, type hôtel costes. J'étais beaucoup plus radical et intransigeant. Je me disais que tant qu'à écouter cette musique, autant écouter ce qu'elle faisait de plus puissant et de plus aboutit.
    Je l'ai découvert en 1992 à Rennes, je peux même vous dire le mois : fin novembre. Je trainais mes guettres d'étudiant dans les rues et notamment dans un bar de la rue des dames, près de la place des Lices. J'y avais mes habitudes, je discutais un peu avec le patron etc. J'étais étudiant depuis quelques mois et je découvrais la liberté, la vraie. Le soir, après les cours (pour peu que j'allais aux cours), j'étais entièrement libre. 1992, ça semble être hier et pourtant quand je pense à un truc, je me dis que c'est la préhistoire. quel truc ? en ce mois de novembre 1992, je n'avais encore jamais acheté de cd, je ne savais pas comment ça marchait et je fonctionnais encore aux k7. ça me semble fou aujourd'hui, d'autant plus fou qu'en ce soir de novembre 1992, en discutant avec le barman de ce bar (j'ai oublié le nom du bar, c'est le premier sur la gauche, à droite de l'église eb s'engageant vers la rue des dames), j'allais sans le savoir entré de plein pied dans la modernité..musicale...mais pas que. Je devais en être à ma deuxième bière et un petit groupe s'était constitué. On se mit à parler des transmusicales qui avait lieu le weekend d'après. Les trans est un festival rock rennais très pointu. Le barman parla de la soirée finale dans la salle Liberté. il s'agissait d'un tout nouveau concept venu d'Angleterre où des milliers de jeunes dansent sur de la musique électronique distillée par dee jays. L'idée me plut sur le coup. J'adorais Jean-Michel Jarre et je regrettais souvent qu'il ne poussa pas le bouchon un peu plus loin. Je me souviens dans l'été 92 m'être fait des réflexions étranges sur une certaine musique possible qui emprunterait un peu aux standards des discothèque et aux mélodies de Jarre..mais tout celà était confu en moi. Comprenez que lorsque le barman parla de quelque chose de ressemblant, ça me botta (je n'arrive pas à éviter de parler au passé simple). Voyant mon intérêt, il me donne (ça y est, j'arrive), une invitation, non pas pour la soirée en question qu'il appelait 'rave' mais pour une soirée de mise en bouche qui avait lieu le vendredi soir dans la discothèque L'espace, la boite branchée de Rennes. J'accepte.
    Le vendredi soir, j'y vais avec quelques amis. On arrive soul, on ne comprend rien à ce qui se passe. La musique ne ressemble à rien de connu et les gens dansent bizarrement, sont drôlement lookés, sourient bêtement en fermant les yeux..On est happé par le rythme et on danse jusqu'au bout de la nuit au son des synthés et des boites à rythme. Vers les 3heures, je tombe la chemise, des mecs essaient de me draguer (oh les coquins !!!). A 6h, on sort. On rentre à la cité u avec ma bx pas pourrie. On ne parle pas dans la voiture comme si on avait honte de quelque chose, comme si on sortait d'une partouze.
    Je dors jusque dans l'après-midi...et sur un coup de tête, je me lève et je la bouscule, comme d'habitude. nan, je déconne, y'avait personne. Je me lève et décide d'aller, dussai-je payer cher à cette 'rave'...la suite, bientôt !!


    En attendant, je vous propose quelques titres de l'époque. Les puristes reconnaitront...