la cale
Allongés sur le sable aux abords de la cale,
On devinait la mer et le phare isophase.
Comme en état de stase, on écoutait le jazz
Qu’un trio de Belval donnait dans une salle.
“ Mais c’est le véritable orchestre de Belval !”
Proféra la Vénus sur le ton de l’oukase,
Et je fus si surpris dans la nuit par l’emphase
Que je courus très loin de mon occidentale.
Nu comme Adam parmi les oyats de Roland,
Je poursuivis ma course au coeur du havre avant
De tomber ventre à plat sur un chardon des mers,
Cependant que toujours le saxo envoyait
Sa complainte triste comme un vent de juillet
Jusque Blainville et ses dramatiques polders.
Loïc LT, Blainville/Mer, le 19.07.16