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  • CR164 : Portnoy et son complexe - Philip Roth

    9782070273379.jpgprésentation de l’éditeur : Peut-être que si nous posions la question suivante à Alex Portnoy : "Si vous deviez tirer un trait sur une partie de votre anatomie, laquelle choisiriez-vous ?", il nous répondrait : "Mes organes génitaux, mon schlong en yiddish"juste avant de changer d'avis. Pourtant, la sexualité c'est bien le problème d'AlexBrillant élève puis cadre supérieur en vue, écrasé par l'autorité de ses parents si démesurément attachés à la tradition juive américaine, Alex n'en reste pas moins un obsédé. Et les terribles fantasmes qui le hantent vont s'avérer être les plus lourds fardeaux qu'un homme élevé dans le quartier israélite de Newark ait à supporter…
    Avec cet humour ravageur qui hésite à choisir son camp, la tendresse ou le cynisme, Philip Roth s'attaque à l'ignorance et à la bêtise qui nourrit les préjugés. Il le fait sans aucune retenue ni aucune pitié pour dresser comme un étendard le témoignage de Portnoy, un cri désespéré pour la tolérance.
    Avec ce plongeon osé dans la sexualité, Philip Roth s'offre un coup d'éclat littéraire et un passeport pour la renommée


    mon avis : J’ai mis beaucoup de temps à en finir avec Portnoy car ce roman m’a ennuyé quasiment du début à la fin..par pour son côté trash mais pas toutes les redondances. Au bout de quinze pages, on a compris le problème et la personnalité d’Alexander Portnoy...toute la suite est une succession d’anecdotes pour la plupart superflues.
    C’est la première fois que Roth me déçoit..et c’est aussi l’un de ses premiers romans (et celui qui a fait sa notoriété).
    Pourtant le propos  n’est pas inintéressant. On a tous du Portnoy en nous. Personnellement je ne cesse de critiquer voire de vilipender cette religion catholique dont mes parents ont voulu me rendre fidèle..or, paradoxalement, je devine qu’elle est une partie intégrante de mon caractère et qu'elle conditionne ma façon de voir le monde. Portnoy, c’est également ça : il se moque des traditions juives, de ses interdits etc..mais quand il se trouve en compagnie de goys (les non juifs), il n’a de cesse de se trouver supérieur et de s’en moquer.
    Concernant la libido un peu exhubérante de Portnoy...c’est marrant quelques pages mais à la longue, c’est lassant (pas sans me rappeler septentrion de Louis Calaferte).

    roman, paru en 1970
    Gallimard, 273 pages
    traduction : Henri Robillot
    lecture du 12.06 au 19.06.2010
    note : 2.5/5

  • le sentiment européen

    Si mes opinions politiques sont très changeantes, il y a cependant une idée continue à laquelle je suis fidèle : la construction européenne. Je n'arrête pas de me me dire que l'aboutissement de la construction européenne doit être l'unification politique. Le terme de nation m'emmerde profondément. Je lui trouve une connotation trop XXème siècle (avec toutes les guerres que cela signifie).

    Ceci dit, quand je regarde la coupe du monde (désolé, j'adore le foot), le sentiment européen disparait totalement. Quand une équipe européenne joue (en dehors de la France) contre une équipe américaine, africaine ou asiatique, je suis supporter de l'équipe américaine, africaine ou asiatique. Je ne supporte pas que l'Italie, l'Allemagne, l'Angleterre ou l'Espagne aillent plus loin que la France. Et c'est valable pour tous les sports.

    Comment expliquer ça ? mes convictions politiques s'appuient sur la raison alors que mes passions sportives sont plus instinctives. Je suis un être humain quand je parle politique mais je suis animal quand je regarde un match de foot.

    Est-ce cette part animale présente en chaun de nous qui empêche la conctruction européene d'avancer ?

    loïc, 14:58