J'adore flaner dans les librairies. Toucher les livres, lire une page au hasard, lire le résumé, les sentir (souvent l'odeur de l'encre des livres me procure des sensations inouies). Il est très rare que je sorte d'un librairie avec un livre. J'achète la plupart des bouquins sur le net. 1 - c'est moins cher et 2 - il y a plus de choix.
Mais ça n'empêche, j'adore les libraries. Il y règne un silence alors qu'au même moment à quelques mètres les gens sont pressés, bouffent des sandwichs à coup de lance pierre, les watures klaxonnent et les gens ont l'oreille à leur portable..Dans les librairies, le temps semble suspendu. Sans que les 'clients' se connaissent et se parlent, on dirait qu'il y règne une solidarité latente, comme si on se sentait privilégiés de ne pas succomber au rythme frénétique de la rue et des bureaux.
La plupart du temps, j'achète les livres après en avoir lu des commentaires élogieux ou parce qu'il traite d'un thème qui m'intéresse tout particulièrement (les gares désaffectées par exemple). Mais parfois aussi, je tombe amoureux d'un livre simplement parce que sa couverture me plait...et puis je suis particulièrement sensible au charme de certaines collections (les éditions Philippe Picquier par exemple ou l'imaginaire chez Gallimard).Une bonne odeur peut parfois aussi me pousser à l'achat. Sauf que l'odeur par le net, c'est plus dur. L'illustration sur le livre en vignette à gauche me plait. J'adore même car ça semble ne rien représenter. Alors, je vais succomber..et comme souvent avoir une bonne surprise à la lecture.
et les bibliothèques universitaires ? je n'y ai jamais été heureux parce qu'à la différence des librairies où l'on traine par plaisir, dans les bu, on bosse, on cherche des trucs bien précis pas tout le temps intéressants. Moi à Rennes I, je n'y allais presque jamais.
Là, c'est la route qui mène à notre demeure. Quand je vois ça en photo, je trouve que ça a de l'allure mais dans la réalité, ça en a beaucoup moins. Le village compte une vingtaine d'âmes, essentiellemment des retraités. Du coup, la route est très calme. Tout juste entend-on au loin la circulation de l'âxe Baud-Camors. Camors, qui est notre commune se situe à une demi-heure de Vannes. On n'est donc plus vraiment sur la côte mais pas encore dans le centre Bretagne. ça vit beaucoup ici. Il y a des artisans du bâtiment à tous les coins de rue et les maisons neuves poussent comme des champignons.
Notre terrain fait 1400M2 ce qui fait beaucoup. Comme on avait besoin de sous pour aménager les combles, on a même mis en vente 200M2 sur la partie droite espérant que les gens interesssés par le lot d'à côté (à vendre) soient également interessés par cette partie. Mais ils ne le sont pas et ils ont acheté le lot. Donc, on ne pourra sans doute jamais vendre. On y fera donc un jardin. Je n'aime pas l'arbre sur la photo. Je le sens trop chargé d'une histoire qui n'est pas la notre. J'aurais aimé l'abattre et en mettre un autre pour symboliser notre venue ici. Ce nouvel arbre aurait grandi avec la famille..mais Prisca ne veut pas. Tant pis. Ce n'est qu'un petite concession. La vie de couple est un compromis de tous les jours.
Voici la cuisine. C'est le père de Prisca qui l'a montée de a à z. C'est un ancien cuisiniste..ça aide. De fait, je ne suis pas très bricoleur. Ce n'est pas que je n'aime pas ça, c'est plutôt que je ne sais pas faire. Déjà, je ne suis pas outillé et puis je ne connais rien en électricité, plomberie ou menuiserie. Mais je ne demande qu'à apprendre et je sais une chose : lorsque je sais faire, je me débrouille bien, même très bien.
Voici l'endroit depuis lequel je vous écris. Pour l'instant le micro est installé sous l'escalier mais bientôt peut-être il ira dans la mezzanine à l'étage. Hier j'ai installé deux étagères au-dessus du pc. J'en ai bavé car il a fallu percer des trous assez profonds dans la brique et le bruit du percuteur a raisonné en moi jusque tard dans la soirée. Je ne sais pas encore ce que je vais faire de ma bibliothèque. Pour l'instant, la plupart des livres sont encore en cartons au grenier. Le fait de savoir qu'ils sont bien protégés suffit à mon bonheur.