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le footing de la mort

Je cours toujours cahin-caha. Plusieurs semaines off peuvent succéder à des semaines avec 3 ou 4 sorties. Je ne cherche plus la performance, juste le plaisir et ce besoin de me vider la tête de plein de choses. C'est bizarre cette sensation quand je cours que non seulement je brûle des calories mais ça c'est normal mais en même temps, que d'autres impuretés plus diffuses brûlent et sortent par les pores, les mauvaises pensées, les envies déviantes etc. 

J'ai profité de mon passage à Puilboreau pour une histoire d'achat de passoires avortée pour faire un footing dans le secteur car il faut savoir que je ne pars jamais sans mes running. Je suis parti samedi matin vers les 10h30, depuis le quartier de la Pallice, un quartier rochelais qui jouxte le port pour me rendre sur l'île de Ré via le pont va sans dire. J'avais déjà fait ce parcours mais jamais dans de telles conditions. Bien que la température extérieure n'était pas si froide (environ 8°), le vent de nord-ouest, virant à l'est parfois rendait l'atmosphère glaciale. Je suis donc parti et comme tout runner le sait, au bout de 2 kms, on ne ressent plus le froid, par contre, les rafales de vent étaient énormes. Voici le parcours :

footingilederé.jpg

3 kilomètres me séparent du pont. Je n'ai rien dans le ventre, j'aime bien partie 'à sec' comme je dis. Les sensations sont bonnes, le soleil brille mais le vent violent sur le continent me laisse craindre le pire sur le pont qui fait, je le rappelle 3 kilomètres. Les concepteurs ont eu la bonne idée de réserver un couloir pour les piétons et un couloir pour les cyclistes. J'arrive donc au pied du pont et je me lance. Le vent est latéral mais si fort que j'ai du mal à courir droit. Je vois la mer déchaînée sous mes pieds mais je me sens merveilleusement bien en ces lieux hostiles. Au début ça monte et puis ensuite ça redescend vers l'île de Ré. Le pont compte 28 piliers et chaque fois qu'on en passe un, on a l'indication sur le mur de béton. J'arrive sur l'île de Ré et alors que d'habitude je trottine 5 minutes avant de repartir, je me décide à avancer un peu à l'intérieur de cette île fantasmée, gardant un œil sur ma Garmin pour ne pas que le retour soir trop long. Je pousse jusqu'au bourg de Rivedoux-Plage, village rétais typique, propre sur lui et coquet comme tout certes mais trop carte postale pour surprendre. Le vent a un peu baissé sur l'île. Je décide de ne pas aller plus loin que Rivedoux alors je coupe pour rejoindre la côte sud de l'île,mais  en fin de compte, comme le montre la carte, j'ai préféré bifurquer avant. Un moment, je rejoins quand même la côte et repars à l'assaut du pont avec déjà 15 kilomètres dans les jambes. Désireux de ne pas reprendre le même couloir, je brave les interdits et emprunte le couloir des cyclistes (je n'en ai pas croisé un seul) et là, c'est pire qu'à l'aller, je me prends le vent  en pleine face et j'ai parfois l'impression de reculer. Je dois tenir le volant au risque de passer par dessus bord. Comme ça monte au début, je regarde le sommet qui semble s'éloigner plus je m'en approche. Arrivé au pic, je redescends à fond les ballons avec un vent moins gênant. J'accélère un peu pour tenter de passer sous le rythme de 5 mns au km, ce que je parviens à faire. 

A priori, j'ai mis 15.49 mns pour traverser le pont à l'aller et 18.36 au retour, un écart qui me laisse perplexe mais qui doit provenir de la fatigue. Forcément, plus on avance, moins on va vite, surtout lorsqu'on court à jeun. Ensuite, revenu sur le continent, je rejoins mon squat sans trop forcer, sans mal de jambes en faisant attention quand même de ne jamais passer au dessus du rythme de 6 mns au km ce qui est un principe de base pour moi. Au final, je fais 20.02 kms. Je crois que je me souviendrai longtemps de cette sortie pendant laquelle j'ai brûlé 1900 calories. 

Loïc LT

Commentaires

  • t'es un héros Loïc !
    Bonne semaine
    ;o)))

  • Un fou, pas un héros : je n'ai sauvé aucune vie.
    Bonne semaine à toi aussi !

  • J'espère que tu as apprécié le paysage !

  • Pas particulièrement.
    J'ai déjà dit ce que je pensais de la Charente-Maritime. C'est triste et plat. Il n'y a que le centre ville de la Rochelle et quelques petits bourgs qui valent le détour.

  • là t'es dur quand même!
    et la haute Saintonge et toutes ses magnifiques églises romanes!
    Et le marais d'Yves et Saintes et Mortagne sur Gironde ... et la presqu'île d'Arvert et l'île Madame...
    t'es bien le breton chauvin !!!
    ;o))))
    allez!... c'est vrai que la Bretagne est si belle! t'es pardonné.

  • Je ne suis pas trop fan des églises, pas même les chapelles bretonnes et je veux bien reconnaître qu'il y a sans doute des endroits pittoresques. J'ai visité l'île Madame, l'île d'Aix, ça ne vaut quand même pas Groix ou Belle-Île-en-Mer et je réfute ce procès en chauvinerie puisqu'il y a plein de régions françaises que je trouve plus belles que la Bretagne (Midi-Pyrénées, Haute-Normandie, et Basse aussi - plus préservée que la Bretagne-) mais avoue quand même que ces grands espaces sans végétation, sans forêts, à moitié marécageux, ces silos à grain au milieu de nulle part ne forcent pas l'admiration ? Il y a bien des stations balnéaires comme Châtelaillon qui sont coquettes comme tout...et Rochefort évidemment, théâtre de l'un de mes films préférés. Mais globalement, je ne suis pas en extase devant ces grandes étendues intérieures. Et puis, il y a une mentalité de 'dessous de la Loire' à laquelle j'ai du mal à m'adapter.

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