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  • CR369 : le vallon - Agatha Christie

    le vallon.jpgAdolescent, j'ai dévoré tous les Agatha Christie. Je me souviens que souvent j'allais au bord d'un ruisseau qui séparait une prairie de mon père et celle d'un voisin. Trente ans après, évidemment, j'ai oublié toutes les intrigues et donc je me suis décidé à lire le vallon car il y a quelques mois, dans une émission sur France Culture consacrée à cette auteure, il était admis que ce roman était le plus réussi. Ce n'est pas utile que je vous explique le contexte en détail : il s'agit le plus souvent d'un meurtre dans une famille aristocrate anglaise. Si le vallon est aussi bon, c'est que jamais Agatha Christie n'avait poussé aussi loin l'analyse de la psychologie des personnages. Un meurtre se produit dans une maison nichée au fond d'un vallon et l'inspecteur Grange enquête et originalité de ce roman, Hercule Poirot n'apparait qu'au second plan. On se demande d'ailleurs pourquoi elle le fait venir.

    Un moment, j'ai cru qu'elle nous refaisait le coup de l'Orient Express...mais non, et j'avoue avoir eu du mal sur la fin qu'il m'a fallu relire trois fois. Que dire de plus ? Entre deux lectures, un petit Agatha Christie fait toujours plaisir comme le trou normand entre l'entrée et le plat de résistance.

    Lecture les 28/29 mars 2021 sur kindle.

  • note d'un menteur compulsif (1)

    tarifa.jpgJe m'appelle Loïc Le Tortorec.

    Je ne devrais pas prendre cette affaire trop à cœur parce que c'est presque anecdotique. Mais il se trouve que j'ai perdu une amie "virtuelle" avec qui je discutais depuis presque deux ans.

    Ceux qui ne sont pas inscrits à Facebook ne comprendront sans doute pas grand chose à ce que je vais vous expliquer mais je conseille à ma sœur de faire l'effort de lire jusqu'au bout. 

    Plein de fonctions existent sur ce réseau dont celle de former des groupes où les membres sont fans de ceci ou de cela, de tracteurs ou de Françoiz Breut. C'est de cette dernière que je vais vous parler. Lors de sa création, vers 2020, j'ai décidé de l'appeler " everyone kisses Françoiz Breut " en référence à une chanson de son premier album qui s'intitule "everyone kisses a stranger". Nous sommes 56 membres ( ce qui est peu parce que les gens vont plutôt sur le groupe officiel intitulé "Françoiz Breut", ce qui est logique) dont très peu sont actifs.

    Vous suivez jusque là ? En plus d'un an d'existence de ce groupe (où l'on ne s'interdit pas de parler d'un autre artiste qui nous plait), en tant que coadministrateur, je n'ai jamais eu l'occasion de sévir. Les fans de Madame Breut sont sages et courtois.

    Mais dernièrement, il s'est passé quelque chose et ce n'est pas Hercule Poirot (je suis en train de lire un Agatha Christie où le bonhomme enquête) qui va m'aider, pas même des gens de Facebook puisque l'entreprise n'a pas de bureau en France.

    Donc voilà. Maintenant, j'explique l'affaire en question. J'ai posté sur le groupe une vidéo de Da Silva avec Françoiz Breut en featuring. Un membre (la coadministratrice) n'aimant pas cette chanson (décembre en été) le fait savoir dans un commentaire que je crois avoir lu en le balayant puisque j'y ai mis un smiley. Déjà, je ne m'explique pas cela car je n'avais pas vraiment écouté la chanson. La femme qui a publié ce commentaire a tout de suite pensé que c'était moi car je suis le seul avec elle a pouvoir le supprimer. Son idée est que ce commentaire étant négatif, cela pouvait arriver aux oreilles de Françoiz par l'intermédiaire de sa sœur qui est membre du groupe et que moi, je ne veux pas que Françoiz (alors qu'il y a beaucoup de chansons d'elle que je n'aime pas) le sache et donc j'aurais supprimé ce commentaire. Je suppose quand même que Françoiz est suffisamment intelligente pour savoir que ses fans n'aiment pas toutes ses chansons. 

    Vous suivez ? Donc, comme la coadministratrice et moi sommes les seuls à pouvoir supprimer des commentaires, c'est une certitude pour elle que c'est moi (je crois qu'en plus d'un an d'activité n'en avoir jamais supprimé. Par contre, je le ferais si le commentaire était injurieux, raciste, homophobe ou que sais-je.

    A la limite, je m'en fous que ce commentaire ait été supprimé et le pourquoi du comment. Ce qui m'énerve, c'est que la fille n'en démord pas : c'est moi qui l'ai supprimé. Comme à part elle, je suis le seul à pouvoir supprimer, il allait de soi que c'était moi. Je ne suis pas plus intelligent que la moyenne mais sachant cela, je ne l'aurais pas supprimé puisque j'étais le seul à pouvoir le faire et donc elle m'aurait accusé aussitôt. 

    Or, je ne n'ai pas supprimé ce commentaire. C'est simple, non ? Dans un long post sur Messenger, elle me rappelle que ma sœur Apolline lui a dit (je n'ai jamais su ou alors j'ai oublié qu'elles avaient été en contact) que j'étais "un menteur compulsif". Ma sœur, si elle n'est pas menteuse, par contre, elle est plutôt "une rancunière compulsive". Donc, le fait que je suis un menteur compulsif confirme encore plus la commentatrice que c'est moi qui ai supprimé ce commentaire. 

    Il y a quelques temps, alors qu'Apolline et son mari étaient en weekend dans la maison familiale de Berloch, ils s'aperçoivent avant de partir qu'une bague et un opinel (dont le mari en question était attaché) manquent à l'appel et que j'étais le voleur afin de me venger de je ne sais plus quoi. Mais finalement, bague et opinel sont retrouvés et  je n'étais pas le coupable. Je crois que j'ai quand même eu le droit a des excuses. 

    Je confirme que je suis un menteur compulsif puisque j'ai menti à mon ex épouse sur pas mal de choses (mais pas des bricoles comme ce commentaire).

    J'ai demandé à la commentatrice de republier ce commentaire et de prendre contact avec ma sœur (je ne sais pas par quel moyen et pourquoi ces deux là ont pu s'entretenir...mais en tout cas, pas par téléphone) mais apparemment elles ne l'ont pas fait. De toute façon, ma sœur qui connaît les réseaux sociaux comme moi la mécanique quantique n'y aurait rien compris. 

    J'ai envoyé de longs textos à ma sœur pour lui expliquer la chose mais silence radio. Et je ne sais pas pour quelle raison, elle aurait dit à une inconnue que j'étais un menteur compulsif. 

    Il se trouve aussi que lorsque la coadminitratrice  et moi avons commencé à discuter, je pensais que ce serait juste l'histoire d'une discussion et que donc, elle a peut être menti autant que moi. Mais notre relation a duré et je me suis embourbé dans des mensonges si bien qu'un jour je le lui ai dit et on est reparti sur de bonnes bases. 

    Je résume hein. A cette heure, la fille qui ne m'adresse plus "la parole" à cause d'un malheureux malentendu. C'est dommage et je réitère ce que j'ai dit à ma sœur , elle a sa part de responsabilité. 

    Si vous voulez écouter cette chanson (dimanche en été), elle est disponible sur Youtube, Deezer et toutes les plateformes de streaming. 

    Je supprimerai cette note quand tout le monde se sera mis d'accord. 

    Il fait un temps sublime, je vais faire un footing. 

    Loïc LT

  • Saint-Donatien, in memoriam

     

     

    Dans notre école de campagne
    Tous étions enfants de paysans.
    Certains s’y rendaient en bécane
    Et puis d’autres en claudiquant.
     
    Tout autour c’étaient des prairies
    Où broutaient quelques charolaises
    Et les tracteurs faisaient du bruit
    Pendant le cour de catéchèse.
     
    Nous n’étions que quatre par classe
    Peut être plus (mais rarement)
    Et l’on se faisait des grimaces
    Mais jamais à notre enseignant.
     
    La cantine jouxtait l’école
    Et l’on déjeunait  en silence,
    Nous étions tous en connivence
    Sauf parfois pour quelques bricoles.
     
    Et par un jour pluvieux et doux
    Caché derrière des genêts
    Je reçus ce premier bisou
    Que tout homme n’oublie jamais
     
    Mais un jour ce havre de paix
    Dut se munir d’un canevas
    Et depuis c'est à l'imparfait 
    Qu’il faut parler de cet endroit.
     
    Parfois, j’y repasse en songeant
    A ce baiser de Catherine
    Et ce passé adoucissant
    Me met d’une humeur enfantine.
     
    Loïc LT @ Shako, le 27.03.2021
     

    saint donatien.jpg

     

  • CR368 : le procès - Franz Kafka

    le procès.jpgJ'ai terminé hier ce dinosaure de la littérature mondiale. Je crois l'avoir lu dans ma vingtaine d'années sans certitude. Est-il utile de faire un compte-rendu d'un roman de Kafka dont l'adjectif "kafkaien" revient sans cesse dès lors qu'on s'agace de la lenteur et de la complexité d'une administration quelle qu'elle soit ? En l'occurrence, pour le procès, il s'agit de la justice et pour l'avoir côtoyée et la côtoie hélas toujours, je constate que même si Kafka fait dans l'exagération, nous sommes très doués en France pour complexifier ce qui est simple afin d'occuper des centaines de milliers de fonctionnaires avec tous les doublons que cela induit.

    Pour ce roman, j'hésite à dire si je me suis ennuyé où s'il m'a fait rire, un peu des deux sans doute. Cet auteur de génie qui ne s'embarrasse pas de descriptions inutiles réussit le tour de force de nous raconter une histoire qui finit en tragédie dont il nous cache quasiment l'essentiel. Un banquier dans un pays imaginaire se fait arrêter pour une raison qu'il ignore et qu'il ignorera jusque sa triste fin. Arrêté mais très vite libre, il cherche en vain à se faire aider par des semblants d'avocats ou autres personnages pathétiques avec l'espoir d'être acquitté bien qu'il se rend compte très vite que la chose est quasiment impossible. On se retrouve alors noyés au sein d'une institution qui ne vit que pour elle même et qui se fiche pas mal de savoir si l'accusé est coupable ou pas. J'ai oublié de dire que l'accusé s'appelle Joseph K  bien que le plus souvent, il est appelé K et qui ne connaîtra jamais la cause de ses démêlés mais veut quand même se défendre grâce notamment à un peintre vivant dans un 7m2. 

    En lisant ce roman, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à la justice japonaise dont on a connu le fonctionnement grâce à la farce que Carlos Ghosn lui a infligée. Malheureusement pour K, il n'a pas eu l'idée de faire venir un orchestre dans son appartement !

    Le Procès est avant tout le roman de l'absurde. Il faut s'accrocher parfois mais la lecture paie car il arrive toujours un moment où l'on rigole des genoux.

    date de parution : 26 ans après 1900 mais il faudrait vérifier auprès du fondé de pouvoir qui n'est présentement pas là.

    Il s'est vendu en France à 1 170 000 exemplaires (Houellebecq et Zemmour peuvent retourner se coucher), sans compter les tirages en poche mais d'aucuns affirment qu'il faut décalquer à cette somme tout ce qu'on peut y ajouter et qui n'a pas été prise en compte par l'institut national des publications des romans restés enfermés dans une cave située dans dans un bureau dont seuls quelques assistants divers connaissent ou pas le lieu. La légende dit que l'accès à ce bureau qui n'existe sans doute pas se fait par une porte dont il est difficile d'accéder car un lit la longe si bien qu'il faut enjamber ledit lit couvert d'édredons poussiéreux. 

    lecture de mars à février 2021 au cœur de l'été

    Je vous prie d'agréer, Mesdames, Messieurs l'expression de ma considération distinguée.

  • revenir au monde (6)

    Je mets un point d'honneur à écrire une note tous les jours pour essayer de garder un style parce que j'ai le projet d'écrire un roman qui marquera le XXIe siècle. Déjà, dans un premier temps, il faut que je fasse mieux que Philippe Djian ou  Eric Reinhardt (pas évident déjà), par contre faire mieux que Guillaume Mussot ou  Joël Dicker et pour ce dernier , ce ne sera pas  difficile (mais il a reçu pour une de ses bouses le prix de l'Académie Française, ce qui me semble complètement insensé et qui démontre sans doute que cette institution est composée de vieillards séniles qui ont perdu le sens de la raison). Il paraît que le dernier Goncourt ne vaut pas un coup de cidre non plus.

    Bon, pour l'instant, je suis lucide, je suis incapable d'écrire un roman. Trouver une histoire....faire un plan et puis ne pas se répéter....et ce dernier point pour moi est très important car avec tout ce que j'ai bouffé de psychotropes, j'ai des fusibles qui ont sauté (figurez vous qu'en quinze jours, j'ai oublié par trois fois le code de ma carte bancaire qui se faisait avaler au bout de trois essais et la troisième fois, le banquier du Crédit Agricole s'est un peu fâché) mais j'ai encore quelques facultés mentales. Il y a quatre ans, j'ai été contacté par Gallimard ( ou une de ses collections de second plan.....) pour écrire un récit sur mes pérégrinations téléphoniques bretonnes. J'y ai réfléchi un peu et j'ai pris la décision que j'en étais incapable. Ma partenaire (ou "femme" si vous préférez) m'y poussait beaucoup mais je connaissais mes limites et je les connais encore. Pourtant, en quatre ans, j'ai bouffé pas mal de romans mais je suis à peu près certain que ce n'est pas le fait de beaucoup lire qui permet d'ambitionner d'écrire un roman. On est écrivain ou on ne l'est pas. 

    La mort de Joseph Ponthus m'a beaucoup marqué parce que j'avais adoré son récit, il avait même presque inventé un nouveau style et j'ai conseillé son "à la ligne" à plein de monde. J'ai pas lu son wikipedia mais je pense que c'était l'écrivain d'un seul livre, à moins que je le sous-estime mais je l'imaginais mal écrire un roman de facture classique.

    tds.JPGMa table de salon est mon bureau. Je peux vous la présenter maintenant qu'elle est débarrassée des bouteilles de whisky et d'absinthes. C'est rempli de bouquins, de cahiers (au cas où un poème germe dans mon pauvre cerveau qui est parcouru parfois de quelques fulgurances ), d'une machine à écrire, d'une tasse et plein d'autres trucs. C'est très rare qu'il n'y ait pas un Rimbaud sur cette table, ce meuble que j'ai acheté en 1997 et si comme dit De Nerval "un mystère d'amour dans le métal repose" ou "crains, dans le mur aveugle, un regard qui t'épie", cette table est plus que les hommes, la particule élémentaire qui me connait le plus au monde. 

    En ce moment, j'ai du mal avec les êtres humains. Je suis bien obligé de les côtoyer, de leur parler, accessoirement de les étrangler mais je me sens très bien dans le célibat...pour l'instant en tout cas. Mes filles font figure d'exception mais il ne faut pas que je les idolâtre trop...je ne suis évidemment pas objectif. 

    Comme j'ai décidé de passer du coq à l'âne, je voulais évoquer le télétravail. Combien de millions de travailleuses et de travailleurs le pratiquent et c'est quoi ce monde (le monde a changé de toute façon, il s'est déplacé quelques vertèbres) où l'économie tourne parce que tant de gens sont assis à califourchon devant un écran d'ordinateur ? C'est quand même fou non ? Qu'est ce que ce sera quand l'ordinateur quantique sera vulgarisé ? L'informatique est la clé de voute de l'économie mondiale et pendant ce temps quelques paysans eux, sont debout et nourrissent tous ces employés qui sont attirés par l'écran à tel point que leurs pupilles sont prêtes à se faire la malle. Non mais sérieusement, James Cameron et son Skynet était peut-être un visionnaire. 

    Je suis en train de relire "le procès" de Kafka et ça m'ennuie autant que ça me fait rire. C'est Michel Onfray qui a inventé (ou relancé) le concept de l'état profond...mais c'est clairement ce système qui se dégage des romans de Kafka. Ce sont des subalternes qui décident de tout (et de rien souvent) mais qui font tout pour ralentir la justice et qui cachent aux prévenus la cause même de leur arrestation. 

    Demain matin, je vais faire trois heures de gym dans une structure dépendant d'un établissement dont nul ne sait la fonction exacte et pour les quelques uns qui arrivent presque à la trouver, des fonctionnaires, sans trop savoir pourquoi, les foutent au placard au sens propre comme au figuré.

    Voilà, chers humains ! Mais si, je vous aime bien quand même !...mais j'ai une préférence pour les morts comme Rimbaud, Stendhal ou Proust. J'aurais bien aimé citer une femme mais honnêtement parmi les défuntes, je n'en trouve pas...ah si Catherine Demongeot.

    Ma sœur affirme que je suis pathétique et un menteur compulsif. Quelqu'un me l'a rappelé il y a deux jours alors parmi tout ce que je viens de vous dire, je vous laisse trier le bon grain de l'ivraie. 

    Loïc @Shako

  • revenir au monde (5)

    lidl.jpgHier j'ai passé un long moment avec Albertine et j'étais heureux car ça me change des journées où je crève de solitude. Alors, je me fais des idées dans ma tête, c'est plus fort que moi même si je sais que c'est impossible. On a déjeuné ensemble et elle m'a dit que mon appart était propre (mais qu'il y avait encore à faire). . Je dois remercier Walter et Manue qui m'ont aidé dans cette entreprise et qui n'ont pas ménagé leurs peines (pluriel ?). Pendant ce grand ménage à l'eau de Javel (franchement, qu'est ce qui est plus efficace que l'eau de Javel) j'ai retrouvé les clés de ma boite à lettres, ce qui arrange bien le propriétaire car j'avais déjà perdu la première et il m'a avait donc donné celle qu'il avait en double et il n'en avait pas d'autres.

    C'est agréable de vivre dans un appartement propre. Mon ami Walter est un maniaque de la propreté. Son petit appart situé sur mon palier ressemble à ces salon aménagés à Ikea ou à But dans lesquels on aime bien déambuler. 

    Aujourd'hui, j'ai rendez-vous avec une assistante sociale pour qu'elle m'aide à trouver des solutions au merdier dans lequel je me suis foutu mais je sais qu'elle ne pourra pas tout résoudre. Elle ne va pas me faire un chèque. Albertine sera avec moi. 

    J'ai pris rendez-vous aussi avec Pôle Emploi via internet et pour une fois, je trouve que le site internet est bien fichu et bien pratique, ce qui n'est pas le cas de celui de l'ANTS qui est une catastrophe ainsi que la plupart des sites du service public. 

    Hier soir, j'ai téléphoné à mon daron mais je ne peux plus rien attendre de lui. Il m'a raccroché au nez. Il ne m'aime pas. Moi, j'aimerai toujours mes filles quoi qu'elles fassent comme conneries, même si elles tuent quelqu'un. Bon, je n'oublie pas que c'est mon père qui m'a acheté mon vélo électrique, une machine de guerre avec lequel je peux faire 100 kms en gérant bien la batterie. 

    Ce fut une journée un peu bizarre avec comme cerise sur le gâteau,  un truc étrange  qui s'est passé sur le groupe Françoiz Breut dont je suis le coadministrateur. Un commentaire a mystérieusement disparu et la personne qui l'a posté l'a très mal pris et a pensé que c'était moi qui l'avait supprimé alors que sur la tête de mes filles, je n'y suis pour rien. Ça m'a perturbé. Je n'ai jamais supprimé de commentaires mais je pourrais le faire s'il y avait des propos injurieux, racistes ou des trucs dans le genre mais ça m'étonnerait que les fans de Françoiz soient des nervis (j'aime bien utiliser des mots rares). 

    Autre point positif mais qui dure depuis un moment, je ne bois plus et j'en tire une certaine fierté. Mon père ne me croit pas mais j'ai ma conscience pour moi. Je ne lui en veux pas car il  a toujours été un mec cool du temps où l'on devait subir les assauts de la marâtre. Et c'est lui qui nous a fait découvrir ABBA et Thriller ainsi qu'un ovni électro sorti  dans les années 70, un truc improbable qu'on ne serait pas surpris qu'il sorte aujourd'hui (voir vidéo en fin de note....non non, ce n'est pas Daft Punk)

    Je regarde le jour se lever tranquillement en écoutant Miles Davis. Je me sens mieux que hier soir. L'esprit s'adapte toujours aux situations les plus difficiles. 

    Je n'ai pas de nouvelles de ma sœur depuis au moins quinze jours. Elle n'a pas répondu à mes derniers textos. Ça ne lui ressemble pas et je suppose quelque chose mais je peux me tromper.

    La solitude pèse. Heureusement, il y a une bonne ambiance sur le palier. Passe moi le sel, tiens j'ai besoin de pq....mais les relations ne se résument pas à ça. Il y a une semaine, j'ai passé toute la nuit avec Philippe à écouter les standards du rock et de la pop et puis aussi rigoler des répliques des vieux films.

    Raoul Volfoni — « Tu sais pas ce qu'il me rappelle ? C't'espèce de drôlerie qu'on buvait dans une petite taule de Bien Hoa, pas tellement loin de Saigon. . Les volets rouges... et la taulière, une blonde comac... Comment qu'elle s'appelait, nom de Dieu ? »

    Fernand Naudin — « Lulu la Nantaise ».

    Raoul Volfoni — « T'as connu ? ».

    DSC02170.JPGJ'ai remarqué que le son du vieux téléphone acheté 5€ dans une brocante (et branché sur la box !) était meilleur que celui de mon portable. On n'arrête pas le progrès n'est pas toujours vrai. C'est exactement le même téléphone qu'on avait à Berloch avec son fameux écouteur derrière pour qu'une autre personne puisse écouter la conversation. Je me souviens aussi que lorsque mon père faisait la traite des vaches (du temps où cela se faisait dans l'étable et qui était seulement séparé de la cuisine par une porte), qu'il avait un vieux transistor. J'ai vu le même dans une recyclerie mais il était trop cher et en plus il ne fonctionnait pas (ce qui est évident).

    Vous voyez, entre le moment où j'ai écrit cette note, j'ai bu trois cafés et la luminosité extérieure a été multipliée par trois. J'ai jeté un coup d'œil dehors...il n'a pas neigé mais ça a gelé ! Il y a une route avec une intense circulation qui traverse Locoal Camors. Je crois que c'est limité à 50kmh, il faut que je vérifie mais la plupart des véhicules sont dans les 90kmh. Quand un quidam Lambda me demande pourquoi je n'ai pas de permis, je réponds que c'est à cause d'un excès de vitesse, ce qui corrobore la thèse de ma sœur qui aurait dit que j'étais un "menteur compulsif". En tout cas, je n'ai pas menti dans cette note....et je ne sais pas pourquoi le commentaire de L a disparu. Je ne connais pas les arcanes de Facebook.

    Bon, malgré l'épée de damoclès au dessus de ma tête et dont je ne tiens pas à parler, je vais bien et sans benzodiazépines...contrairement à 5 millions de Français qui gobent un ou deux Xanax avant d'aller au boulot. 

    La citation du jour écrite par Alberto Moravia et citée par Camille dans Le Mépris :

    J’ai remarqué que plus on est envahi par le doute, plus on s’attache à une fausse lucidité d’esprit, avec l’espoir d’éclaircir par le raisonnement ce que le sentiment à rendu trouble et obscur.

    @Shako

                 

  • Caroline écrit des poèmes

     

    Lanester.jpg

    Caroline est une ancienne petite amie. Elle a 26 ans et habite près de Lorient. Elle écrit des poèmes sombres à l'image de sa personne. 

     

    Ce soir, je me mets minable, pourquoi

    jme fais si mal, je fais des rêves bizarres

    Tout est devenu étrange, ça cache

    quelque chose, j'entends plus

    mon nom

    Un lion m'a bouffé et il a trouvé ça meilleur

    Je vais prendre la pause, attends toi

    à des distorsions

    Un araignée vient tisser sa toile,

    Quand elles trois, je serai plus

    que moi, qu'est ce que tu veux que j'y fasse.

    Non pas ce soir

    Je fais peur à mes voisins, je dois

    me surveiller

    J'oublie pas la monnaie

    J'ai rien vu, je veux rien dire

     

     

  • Baud, séquence 1

    mediab.jpgHier, j'avais rendez vous avec ma banquière du Crédit Agricole de Baud. Physiquement, elle ressemble un peu à Jakie Quartz mais pas du tout à Françoiz Breut. Lors de cet entretien informel (je suis rentré par une porte débordée comme on dit), on a fait le point sur mes dépenses et Julie (décidemment, encore une Julie) était étonnée du nombre de livres que j'achetais que ce soit en physique ou en digital. Elle me rappelle alors  qu'il y a une grande médiathèque dans sa commune (intitulée le Quatro) et je lui réponds que certes,  d'un point de vue architectural, il n'y a pas mieux  en France (c'est moi qui ai écrit l'article pour Ouest France sur le sujet) mais à l'intérieur aussi lounge soit l'affaire dans le genre fauteuil 2001, a space odissey, le fonds littéraire est décevant. Lors des rentrées littéraires, la marchandise met un mois à arriver alors qu'avec la kindle, en trois secondes, c'es bâché. Youtube et Deezer obligent, l'espace musique du Quatro est au bord dépôt de bilan. 

    Exemple : comment expliquez vous qu'il n'y ait qu'aucun volume de Proust et rien sur Robert (heu, sur Rimbaud, je veux faire mon malin) ?

    Donc, Julie Picaud, boursicoteuse à l'agence Crédit Agricole de Baud, non<<<<<<<<<<<...je ne trouve rien d'intéressant dans ces rayonnages globalement dédiés aux personnes d'un certain âge.

    Donc, je suis obligé d'acheter.

    qutromou.jpgPar contre, si je n'y emprunte aucun bouquin, j'aime y flâner  et m'installer dans le salon vintage. C'est coloré, bien éclairé et silencieux. Mais je n'y trouve globalement pas mon compte. Je suis en train de (re)lire le procès de Kafka et je doute qu'il soit présent dans ce troisième lieu (je doute car il y a des mois que c'est fermé), terme que m'a appris la bourgmestre en question (Pascale Gilet Guyader). Le premier lieu est le domicile conjugal, le second, le travail, c''est la santé  et donc le troisième, c'est endroit dévoué à la culture. 

    A partir de là, j'ai dit à madame le maire  que j'avais l'intention d'ouvrir une librairie bio bien achalandée et pour  appâter le chaland une section maison de la presse avec comme seul quotidien à  vendre L'HUMANITE. 

     

    Cela  se situe quelque part
    Au sein d'une ville quelconque
    Là où jadis à défaut d'art,
    On ignorait le mot Joconde.

     

    A Baud, chacun sait que les siècles
    ont façonné cette bourgade
    Que ce soit Messire Outslake
    ou le Meliot de Sainte Barbe.

     

    Je sais un trou d'eau misérable

    Tout près du complexe sportif

    Où l'on a posé bancs et tables

    Pour de quelconques motifs.

     

    Hier le Lorrain dit le sauvage
    But cul sec la puanteur
    Avant d'aller vers les rivages
    Vaincre les prédicateurs.

     

    Les Baudais ou les Baldiviens
    Du nord ou de Quinipily
    Se promènent sous le crachin
    N'ayant cure du parapluie.

     

    Milon des plaines et d'Arradon
    Ont leur squelette sous Adrien
    Georges Cadoudal lui dort où, 
    Peut-être ici ou bien plus loin.

     

    Aujourd'hui Baud, de ses ancêtres
    Se fiche un peu et fait bombance
    Le Blavet coule que rien n'arrête
    Vive le far, vive la France.

     

    Loïc LT, le 20 mars 2021

     

     

     

  • revenir au monde (3)

    J'avais un  rdv avec ma banquière tout à l'heure et j'étais accompagné de mon ex épouse qui est toujours soutenante à mon égard. Mais je suis sorti du Crédit Agricole déprimé et je n'ai pas envie de vous expliquer les détails. La banquière est compétente mais manque complètement d'humanité. Je pense que ça va changer de note lorsque je reviendrai dans quelques mois avec mon projet de librairie-maison de la presse. 

    J'emprunterais bien de l'argent à Jakie Quartz mais je doute qu'elle en dispose. Quant à Françoiz Breut, non, le cadre artistique dépasse trop largement les affaires financières.

    fraz.jpgSur Amazon, les choses se précisent. Le flux flou de la foule sort le 9 avril sous format cd et vinyle. Mais qui achète encore des cd (ce matin, je rigolais avec un type quand on se rappelait des cd rom...qu'on pensait être la fin ultime des hautes technologies) ?  Pour ceux qui veulent acheter le cd, il vous en coûtera 16.22€ (pourquoi ne pas arrondir à 16 ou  17 ?) et pour le vinyle à 22.47€ (pourquoi ne pas arrondir à 22 ou 22.50 ?). 

    Pour cet album, le label est le 30 février ( un truc qui n'existe pas, quoi) mais je ne sais pas si on peut commander sur le site. Perso, j'ai besoin de six vinyles de forme sphérique. A Vannes, il y a un rond point carré mais on ne l'appelle pas carré point. Je n'ai pas connaissance de vinyles de forme carrée.

    Aujourd'hui, les deejay techno ont abandonné le vinyle or c'est grâce a eux que la galette existe encore. Grâce leur soit rendue. Et fuck cd. 

    Shako