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  • Shako, sabre et Malrec Stourp

    Aux pauvres manants que vous êtes, je vais faire partager les passages le plus truculents de "la prisonnière", avant-dernier volet de la Recherche et ça me motivera de vous faire rigoler à s'en taper le cul par terre en ma compagnie. Et si vous êtes pas content, c'est pareil. J'ai déjà lu l'intégralité de l'oeuvre de Malrec Stourp alors je préfère tout aussi bien retourner écouter Françoiz Breut plutôt que de supporter vos jérémiades. Donc, c'est de ça, qu'il s'agit. C'est mieux de lire la recherche dans l'ordre mais comme je l'ai déjà lue intégralement, je peux me permettre de prendre un volume au petit malheur la chance. 

    La première phrase de *la prisonnière* est la suivante :

    "Dès le matin, la tête encore tournée contre le mur, et avant d'avoir vu, au-dessus des grands rideaux de la fenêtre, de quelle nuance était la raie du jour, je savais déjà le temps qu'il faisait."

    Jusque-là, rien à signaler. Je tenais juste à vous divulguer la première phrase histoire de vous mettre l'eau à la bouche. Je vous rassure, je vais pas me coltiner toutes les phrases de la sorte. 

    Allez, c'est parti pour les passages les plus truculents, comme susdit. 

    Françoise, donc, la bonne du narrateur à des mœurs un peu bizarre :

    Car selon le code de Françoise, tel qu'il est illustré dans les bas-reliefs de Saint-André-des-Champs, souhaiter la mort d'un ennemi, la lui donner même n'est pas défendu, mais il est horrible de ne pas faire ce qui se doit,  de ne pas rendre une politesse, de ne pas faire ses adieux avant de partir, comme une vraie malotrue, à une gouvernante d'étage

    A propos des habitudes de langage d'Albertine :

    Et je ne si ce ne fut vers ce temps-là qu'elle apprit à dire, pour signifier qu'elle trouvait un livre mal écrit : "c'est intéressant, mais, par exemple, c'est écrit comme par un cochon."

    Petite crise de misogynie

    Car on verra plus tard que, malgré des habitudes de parler stupides qui lui étaient restées, Albertine s'était étonnamment développée, ce qui m'était entièrement égal, les supériorités d'esprit d'une femme m'ayant toujours si peu intéressé que si je les ai fait remarquer à l'une ou à l'autre, cela a été par pure politesse.

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Shako, sabre et quantum

    J'ai pris la décision de réactiver ce blog à rebours de ce qui se passe depuis quelques années sur le net à savoir que la plupart des contenus sont phagocytés par facebook. Les sites internet et les blogs ont pris un sérieux coup de vieux. La technologie va plus vite que l'humain. Même les box dans les logements qui chopent bien la 4G sont devenus inutiles. Bien que je ne suis pas porté par les maths, je suis en train d'essayer de comprendre le merveilleux monde de la physique quantique. On a du mal à réaliser ce que la mise en application peut permettre. Peut-être pas le voyage dans le temps (même pas en théorie) mais au moins et c'est déjà beaucoup la téléportation. Donc, oui, la téléportation sera un jour possible. Ça peut paraître de la science fiction de la même façon qu'aujourd'hui, on utilise tous les jours la visio-conférence ce qui était un fantasme lorsque nous regardions 2001 l'odyssée de l'espace il y a 50 ans. Donc, oui je vous l'affirme, on pourra voyager d'un bout à l'autre de la Terre en une nanoseconde d'ici la fin de ce siècle...d'un bout à l'autre de la Terre, ça signifie évidemment d'un bout à l'autre de l'univers si nous trouvons une planète propice à accueillir notre être télé-transporté.

    Autres perspectives et non des moins dont on a du mal à se figurer : un objet peut être A ou B en même temps (célèbre expérience du chat de Schrödinger) ou encore l'observation que influe sur l'objet observé. Globalement, la physique quantique ne fait ses recherches et ses calculs que l'infiniment petit mais ce qui est valable sur l'infiniment petit est valable sur l'infiniment grand et donc sur l'infiniment moyen si je puis dire, c'est à dire à notre niveau. Nous sommes moyens et même faibles de nos connaissances et de ce qui nous attend !

    En introduction à son essai sur la physique quantique "Schrödinger à la plage" , Charles Antoine écrit :

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  • sakho,sabre et françoiz

    Je ne sais plus si j'ai déjà parlé de Françoiz Breut. Il faudrait que je fouille dans mes sombres archives. Mais qu'importe, je parlerai d'elle lorsque je serai inspiré. Je ne sais pas ce qui m'arrive en ce moment mais je suis dans une forme d'inertie et ça me coûte d'écrire ne serait-ce qu'une phrase si bien que je me dis qu'il vaut mieux ne rien d'écrire. Alors méthode coué. Allons y bon sang ! Voici donc le dernier titre de Françoiz sorti ce weekend dans un compilation. Ça s'appelle sous mes paupières closes et je remercie une nouvelle fois Leonor d'avoir retranscrit les paroles. Bonne écoute ou pas.

    Shako

    sous mes paupières closes/Françoiz Breut

    Sous la peau fine et rose de mes paupières closes

    La lumière s’infiltre en forme géométrique

    Toutes les couleurs du spectre

    Se fondent et s’entrecroisent

    Sur ma rétine avide

    Friande de soleil

    Je voudrais juste encore rester dans cet état

    À contempler sereine

    Ce rideau de lumière

    En retrait de ce monde

    Extrême et tumultueux

    Je voudrais juste encore que ce train ne s’arrête

    Pour ne plus déployer

    Telle une pieuvre insatiable

    Mes folles tentacules

    Dans toutes les directions

    Sous mes paupières closes

    Je sens les vibrations

    De ce train qui avance

    À vive allure me berce

    Tout doucement je glisse

    À travers ce grand prisme

    Ce paysage tout lisse

    Me laisse emporter

    Dans l’air chaud

    Qui sifflote 

    En rythme et en douceur

    Dans le sommeil du juste

     

  • Shako, sabre et Balzac

    Bonjour, nous sommes le 25 avril 2020. J'ai réactivé ce blog après deux ans d’interruption. Il s'est passé beaucoup de choses dans ma vie personnelle mais j'ai pas envie de déballer. Si vous voulez en savoir un peu, demandez à ma sœur, Louise Vanaen de Voringhem, 2 Marien Strasse, 3 Tr, Stuttgart.  Je suis en train de lire illusions perdues de Balzac. C'est aussi laborieux qu'un Martien à la plage. Comme j'ai déjà lu des Balzac, je rapatrie les notes ici pour mémoire. 

    J'ai lu le Père Goriot en 2010. 

    CR150 / le père Goriot : Honoré de Balzac

    Ça y est, j'ai enfin lu un Balzac. Premier sentiment : ce n'est pas pire que l'idée que je m'en faisais mais ce n'est pas mieux non plus. C'est très d'époque et ça comprend son lot de vicomtes et de duchesses, de filles à marier avec les affaires de dot qui vont avec, des dames mariées chichement et qui trompent leurs maris officiellement (et vise versa).
    (Par contre, pas plus avec Balzac qu'avec Flaubert ou Maupassant, on ne sait si tous ces gens-là copulent.)
    La figure du Père Goriot est attachante bien que trop excessive dans son amour pour ses deux filles. pour vraiment émouvoir. Quant à Eugène de Rastignac, le héros, il se situe dans les lignée des arrivistes comme surent en inventer les écrivains du XIX (Julien Sorel, Bel-ami..). Et le but semble donc pour Balzac et compagnie de nous montrer comment, dans un système aristocrate très cloisonné, on peut à force de volonté, de ruse et par la séduction, s'élever dans la hiérarchie sociale. Rastignac semble avoir toutes les qualités mais son empathie envers Mr Goriot le freine dans son ascension. C'est un peu la morale de ce roman (mais concernant Rastignac, ce n'est qu'un contre-temps nous apprendra la suite de la Comédie Humaine).

    Mais plus que l'histoire somme toute banale, j'ai apprécié les réflexions générales qui comme le dit très justement Charles Dantzig dans son dictionnaire égoïste de la littérature française sont "dites avec tant d'aplomb qu'elles finissent pas être comiques" (p73, livre de poche). Un exemple avec cette description du tout Paris (qui n'a pas perdu une ride) :


    Les pensionnaires, internes et externes, arrivèrent les uns après les autres, en se souhaitant mutuellement le bonjour, et se disant de ces riens qui constituent, chez certaines classes parisiennes, un esprit drolatique dans lequel la bêtise entre comme élément principal, et dont le mérite consiste particulièrement dans le geste ou la prononciation. Cette espèce d’argot varie continuellement. La plaisanterie qui en est le principe n’a jamais un mois d’existence. Un événement politique, un procès en cour d’assises, une chanson des rues, les farces d’un acteur, tout sert à entretenir ce jeu d’esprit qui consiste surtout à prendre les idées et les mots comme des volants, et à se les renvoyer sur des raquettes. La récente invention du Diorama, qui portait l’illusion de l’optique à un plus haut degré que dans les Panoramas, avait amené dans quelques ateliers de peinture la plaisanterie de parler en rama, espèce de charge qu’un jeune peintre, habitué de la pension Vauquer, y avait inoculée.
    — Eh bien! monsieurre Poiret, dit l’employé au Muséum, comment va cette petite santérama? Puis, sans attendre la réponse: Mesdames, vous avez du chagrin, dit-il à madame Couture et à Victorine.
    — Allons-nous dinaire? s’écria Horace Bianchon, un étudiant en médecine, ami de Rastignac, ma petite estomac est descendue usque ad talones.
    — Il fait un fameux froitorama! dit Vautrin. Dérangez-vous donc, père Goriot! Que diable! votre pied prend toute la gueule du poêle.
    — Illustre monsieur Vautrin, dit Bianchon, pourquoi dites-vous froitorama? il y a une faute, c’est froidorama.
    — Non, dit l’employé au Muséum, c’est froitorama, par la règle: j’ai froid aux pieds.

    roman, paru en 1835
    le livre de poche, 354 pages
    lecture du 01.03 au 08.03.2010
    note : 3.5/5
     
    Signé : Shako. 
  • Shako, Sabre et miam-miam

    Depuis une semaine, je dispose d'un beau four tout neuf. Mais à part du far breton à trois reprises (que j'ai raté à chaque fois), je ne savais pas que faire avec. Donc ma consœur girondine Carla m'a donné une recette toute simple : des œufs cocotte au jambon.

    Ingrédients :

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    Sortie du four :

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    J'ai dû arrêté le four après 2 ou 3 minutes car comme un con, j'avais oublié de mettre la crème fraîche. La recette était faite pour une personne mais comme le bourricot a faim, j'ai doublé toutes les doses. Pour la recette, vous la retrouverez facilement. 

    En tout cas, merci Carla, je me suis régalé. Mais je tente à nouveau le far, je vais pas me laisser abattre. 

    Shako.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Shako, sabre et Balzac.

    Lecture en cours : illusions perdues de Balzac (kindle)

    Le génie de Balzac n'a aucune limite. Ainsi pour les besoins de son roman "illusions perdues", il invente trois sonnets écrits par le héros. D'aucuns se seraient déclarés poètes avec si peu. Mais lui, c'est juste pour des raisons "pratiques on va dire.

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  • A ma soeur Louise Vanaem de Voringhem

    Soyez les bienvenues à tous sur Shako, Sabre et tam-tam et à ma soeur, Louise en particulier...toi qui déteste "faire de l'ordinateur", te voilà servi depuis quelques semaines...

    Toi qui m'as ramené vers le bleu...Mais comment as tu fait ?

    Mais comment vais-je faire pour
    Te faire passer le goût du feu?
    Mais comment vais-je faire pour
    Pour te ramener vers le bleu?

    Et ce déplacement de 400 kilomètres avec ton Cactus... pour assister à un entretien de une demi-heure avec ma psychiatre, Romane de Boulbon. Et quelques mois plus tard alors que j'avais à nouveau glissé vers le bas, tu t'es occupé de moi alors que je buvais tranquillement un café. Je puais l'alcool. Tout à coup des bonhommes ont surgi des deux coins de la pièce. Deux bonhommes du Samu ou que sais-je. 

    Et tu me dis souvent que tu iras mieux que quand j'irai mieux. Et bien, je vais mieux mais tu restes sceptique. Et t'as raison de l'être. 

    Le lendemain je t'ai promis
    Que je ne recommencerai jamais
    Comme deux mois plus tôt tu as souri (et)
    Et tu as dit que tu me croyais (sourire)

    Vers les bleu....vers les lueurs...