Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Pascale Gilet

  • Baud, séquence 1

    mediab.jpgHier, j'avais rendez vous avec ma banquière du Crédit Agricole de Baud. Physiquement, elle ressemble un peu à Jakie Quartz mais pas du tout à Françoiz Breut. Lors de cet entretien informel (je suis rentré par une porte débordée comme on dit), on a fait le point sur mes dépenses et Julie (décidemment, encore une Julie) était étonnée du nombre de livres que j'achetais que ce soit en physique ou en digital. Elle me rappelle alors  qu'il y a une grande médiathèque dans sa commune (intitulée le Quatro) et je lui réponds que certes,  d'un point de vue architectural, il n'y a pas mieux  en France (c'est moi qui ai écrit l'article pour Ouest France sur le sujet) mais à l'intérieur aussi lounge soit l'affaire dans le genre fauteuil 2001, a space odissey, le fonds littéraire est décevant. Lors des rentrées littéraires, la marchandise met un mois à arriver alors qu'avec la kindle, en trois secondes, c'es bâché. Youtube et Deezer obligent, l'espace musique du Quatro est au bord dépôt de bilan. 

    Exemple : comment expliquez vous qu'il n'y ait qu'aucun volume de Proust et rien sur Robert (heu, sur Rimbaud, je veux faire mon malin) ?

    Donc, Julie Picaud, boursicoteuse à l'agence Crédit Agricole de Baud, non<<<<<<<<<<<...je ne trouve rien d'intéressant dans ces rayonnages globalement dédiés aux personnes d'un certain âge.

    Donc, je suis obligé d'acheter.

    qutromou.jpgPar contre, si je n'y emprunte aucun bouquin, j'aime y flâner  et m'installer dans le salon vintage. C'est coloré, bien éclairé et silencieux. Mais je n'y trouve globalement pas mon compte. Je suis en train de (re)lire le procès de Kafka et je doute qu'il soit présent dans ce troisième lieu (je doute car il y a des mois que c'est fermé), terme que m'a appris la bourgmestre en question (Pascale Gilet Guyader). Le premier lieu est le domicile conjugal, le second, le travail, c''est la santé  et donc le troisième, c'est endroit dévoué à la culture. 

    A partir de là, j'ai dit à madame le maire  que j'avais l'intention d'ouvrir une librairie bio bien achalandée et pour  appâter le chaland une section maison de la presse avec comme seul quotidien à  vendre L'HUMANITE. 

     

    Cela  se situe quelque part
    Au sein d'une ville quelconque
    Là où jadis à défaut d'art,
    On ignorait le mot Joconde.

     

    A Baud, chacun sait que les siècles
    ont façonné cette bourgade
    Que ce soit Messire Outslake
    ou le Meliot de Sainte Barbe.

     

    Je sais un trou d'eau misérable

    Tout près du complexe sportif

    Où l'on a posé bancs et tables

    Pour de quelconques motifs.

     

    Hier le Lorrain dit le sauvage
    But cul sec la puanteur
    Avant d'aller vers les rivages
    Vaincre les prédicateurs.

     

    Les Baudais ou les Baldiviens
    Du nord ou de Quinipily
    Se promènent sous le crachin
    N'ayant cure du parapluie.

     

    Milon des plaines et d'Arradon
    Ont leur squelette sous Adrien
    Georges Cadoudal lui dort où, 
    Peut-être ici ou bien plus loin.

     

    Aujourd'hui Baud, de ses ancêtres
    Se fiche un peu et fait bombance
    Le Blavet coule que rien n'arrête
    Vive le far, vive la France.

     

    Loïc LT, le 20 mars 2021