23.07.2008

au 'restaurant sympa'

ae16f825d2c0fda6bf0bc9de543e4312.jpgLors de nos vacances en Vendée, alors que nous flânons un soir dans les rues de La Faute-Sur-Mer, nous passons devant un restaurant qui a l'air sympa. Comme de fait, le restaurant s'appelle le restaurant sympa. (ça ne s'invente pas). Nous décidons d'y entrer pour dîner. Comme le temps est incertain, nous décidons de manger à l'intérieur. On s'installe, on commande un apéro ainsi que des moules-frites. Il s'avère que ce soir-là, un petit concert est organisé. Le chanteur s'appelle Ivan Maldoror et on le voit qui prépare son matos tout souriant. On se dit qu'on va passer une bonne soirée. Le mec commence à chanter et dans la salle, seules trois tables son occupées. Le Muscadet me monte à la tête, Chloé et Lola, bons publics dansent et IvanMaldoror leur sourit tout content qu'il est de rendre des enfants heureux. Ses chansons sont des reprises de trucs d'OtisRedding, de Bob Marley et d'autres choses dans le genre qui se laissent écouter tout en mangeant. Le chanteur fait participer son petit auditoire en posant des questions ou en disant des conneries du genre 'voilà, ça c'était de Gérard Souchon', espérant bien sûr qu'on le reprenne. Ce que je fais. On passe une bonne soirée. Mais les clients d'une table s'en vont. On n'est plus que deux tables. Parallèlement cinq serveurs s'affairent. Quasiment un serveur pour deux clients. Dehors, sur la terrasse, il y a un peu de monde mais ils ne peuvent pas voir le concert.
Je me sens bien jusqu'à ce moment où Ivan Maldoror qui vient de chanter Don't worry be happy nous dit que le morceau est de Bobby McFerrin (si ma mémoire est bonne). Et je me dis à ce moment-là que le point commun entre tous les titres qu'il nous chante est que ce sont tous des morceaux qui ont été repris pas les publicitaires. Et là, je ne sais pas pourquoi, emporté par mon enthousiasme et par le muscadet, je lui dis ouvertement alors que le silence complet s'est fait dans la salle 'mais toutes ces chansons, ce sont avant tout des chansons de pub, à la base'. Texto. Ivan Maldoror me regarde et se met gentiment à rire, une sorte de rire moqueur en même temps que poli (un peu comme l'on rit lorsqu'un enfant vient de sortir avec beaucoup d'assurance une grosse stupidité) et il m'explique devant tout le monde qu'avant d'être des musiques de pub, ces chansons furent avant tout écrites et interprétées par des artistes. Disant cela, il croit m'apprendre quelque chose. A ce moment-là, je suis tout rouge et je me sens terriblement seul. Prisca rit elle aussi et j'ai cru entendre un des serveurs et la tablée d'à côté se moquer. Je me dis qu'Ivan Maldoror doit me prendre pour un imbécile heureux, un consommateur influencé par la publicité, un fidèle de tf1.
Quelques minutes après, le chanteur fait une pause et vient à notre table pour signer des autographes à mes filles. L'occasion est trop belle. Il est impératif que je rattrape le coup et là je lui sors un 'Maldoror, c'est par rapport aux chants de Maldoror de Lautréamont ?', espérant montrer ainsi ma culture. Il confirme évidemment. (de tout façon, c'était évident). Et ensuite, je prends mon courage à deux mains et lui explique que par ce que j'avais dit tout à l'heure je voulais dire que pour le français moyen, qui n'a pas, comme chacun sait, beaucoup de culture musicale, ces titres sont avant tout, "à la base", des musiques de pub. 

Je sais pas si j'ai sauvé le coup mais en tout cas j'ai essayé.Mais globalement quand même, c'est la honte. 

Loïc

 

19.07.2008

un merveilleux été...

Il y a quelques mois, j'ai acheté un cd !! Comme dans l'ancien temps, à savoir que je me suis rendu dans un magasin où il y a plein de choses en vrai et notamment des cd. On choisit ce qu'on veut, suite à quoi, on passe à ce qu'on appelle une 'caisse' et on il faut payer. C'est à dire qu'on ne peut pas sortir du magasin sans donner de l'argent au vendeur. Il y a plusieurs façon de la faire, soit par carte bancaire (méthode la plus courante), soit par chèque ou alors en espèce. J'explique tout ça aux jeunes et à tous les gens qui auraient oublié que la musique a un prix. Comme toute oeuvre d'art. Le cd en question était "l'invitation"...et en ce merveilleux été, j'ai envie de vous faire partager celui de Daho. Très jolie chanson qui fleure bon les petites maisons perdues dans quelque pays ensoleillé.

089916f8e6cabd7f85f0b85587d7b938.jpgRien ne semble pouvoir venir troubler
Ce merveilleux été
La maison est grande ouverte et aérée
J’ai réparé
La toiture et repeint les murs
J’ai pansé mes blessures
Et refait ma vie
Ici

Il flotte un si merveilleux parfum sucré
De fleurs éclatées
Comme un je ne sais quoi de sacré
Dans le ciel, l’été
L’azur est aveuglant
Et pur
Comme une éclaboussure
Dans ce cadre idéal

Et toi
Toi
Tu veux savoir pourquoi aujourd’hui je ne t’aime plus
Pourquoi depuis un moment on ne se capte plus
Et tu pleures en secret
Toutes les larmes de ton corps
Comme si j’étais mort

Il règne une si oppressante chaleur
Comme une torpeur
Alors que montent les larmes de ton corps
Fais comme si j’étais mort


CR46 - les passagers du Roissy-Express - François Maspéro

Il existe comme cela aux confins du monde des contrées apparemment inhabitées où l'on voit parfois surgir sur les routes des gens qui cheminent vers d'improbables destinations.

Anaïk et François décident de faire un voyage de quelques semaines en banlieue parisienne. Elle, aura l'appareil photo, lui tiendra le carnet de route.

Donc ils partiraient pour un mois loin de chez eux, disant adieu aux leurs, comme on part pour n'importe quel pays que l'on veut visiter. Il noterait, elle photographierait. Ce serait une balade le nez en l'air, pas une enquête : ils n'avaient nullement l'intention de tout voir, de tout comprendre et de tout expliquer. La règle de base, celle qui conditionnait toutes les autres, c'était de prendre le RER de station à station et, à chaque fois, de s'arrêter, de trouver à se loger et de se promener. Ils regarderaient les paysages, les admireraient ou les détesteraient suivant les cas, chercheraient les traces du passé, visiteraient les musées et iraient au spectacle si l'occasion s'en présentait, ils essaieraient de saisir la géographie des lieux et des gens : de voir leurs visages. Qui étaient ceux qui avaient habité là ? Comment y avaient-ils vécu, aimé travaillé, souffert ? Qui y vivait aujourd'hui ?

f33fa13a57d393fd7e74e0860639595b.jpgVoilà donc l'idée. La règle de base ne sera finalement pas vraiment appliquée, les circonstances et les déssertes ne s'y prêtant pas tout le temps mais l'esprit reste. Aller et venir, aller à la rencontre des gens, discuter...Bien que la lecture fut longue, je me suis régalé de ce livre qui n'est ni plus ni moins qu'un compte-rendu sans prise de tête du road-movie de deux passionnés dans toutes les villes ou presque ceinturant Paris. Alors ce ne sont que bretelles d'accès, hlm immondes, rues sans âmes, cités pavillonaires et zones diverses et désolées..et quelque part, cachés dans cet enchevêtrement d'endroits désertés, des petits paradis, des restaurants sympas ou même quelques vallées verdoyantes et riantes.
Il y a pas exemple l'hôtel de l'Imprévu à Aubervilliers :
Ce qu'il y a de mieux, à l'hôtel de l'Imprévu, c'est encore le panonceau officiel "hôtel de tourisme", avec une étoile. "Ah, dit la patronne, je ne savais pas qu'il y aurait une dame. Franchement, je vous conseille de prendre des chambres avec wc, à 140 francs, c'est pas pour dire mais c'est plus propre." L'hôtel donne sur l'avenue Jean Jaurès  c'est à dire sur l'inévitable nationale 2 et son cortège motorisé, à peu de distance du carrefour où elle devient l'avenue Paul Vaillant Couturier de La Courneuve. Les chambres sont au premier, on y accède par un escalier moisi qui débouche sur un palier aux dénivellations incertaines et, bien entendu, c'est l'instant que choisit la minuterie pour faire le noir absolu. Enfin, voici leurs portes. La moquette est tellement pourrie qu'on a peur de s'y enfoncer comme dans un marécage. Taches et brûlures de cigarettes ; une traînée récente, particulièrement, qui va du lit au lavabo, frappe l'oeil par la prodigalité et la vigueur de ses éclaboussures : cela tient de la queue de comète et de l'éjaculation d'un mammouth. La cuvette est grise de crasse et l'on imagine mal de s'y laver les mains ou quoi que ce soit d'autre.La chambre d'Anaïk, elle, fut bleue : elle sent le fromage de pieds, vieille expression virile du service militaire. Lugubre. Sur la pointe de ses pieds à lui, François regagne son lit, s'y recroqueville et reste sans bouger, comme sur une île qu'assiégiraient les méduses, les crapauds-buffles, la marée noire et la peste bubonique, attendant que vienne l'assomer un sommeil clément peuplé du barrissement des camions en rut et de calmars géants.
 
note : 4.5/5

18.07.2008

kosmas epsilon

Le titre Innocent Thoughts de Kosmas Epsilon est une tuerie, un morceau de trance véritablement divin qui nous raconte quelque chose comme l'histoire des hommes. Idéal au casque pour un footing en forêt. Sinon, les types ont un myspace, comme de bien entendu.

crise dans les médias. (2)

Mais plus que dans la presse, les sites d'information d'internet regorgent un nombre incalculables d'informations approximatives, racoleuses, voire totalement érronées. Exemple sur la page d'accueil de yahoo de ce matin:

La crise financière, une bonne nouvelle pour le climat ?

Reuters - il y a 28 minutes

LONDRES (Reuters) - Conséquence inattendue de la crise du crédit, le recul des opérations de fusion et acquisition en Europe provoque une baisse des rejets de CO2 dans l'atmosphère.

Selon une étude de la firme Merrill DataSite, les déplacements en avion d'avocats d'affaires et conseillers occasionnés par des opérations de ce type ont représenté l'année dernière l'émission de 98.000 tonnes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, soit l'équivalent des rejets annuels de 8.000 Britanniques.

De même, plus de 112 millions de pages de papier format A4 ont été utilisées dans la préparation des fusions entre entreprises européennes, soit l'équivalent de 10.000 arbres.

Or la crise du crédit a drastiquement réduit le nombre d'opérations de ce type. Dans le cadre de plans d'économie, les banques ont en outre limité les déplacements professionnels. Autant de rejets en moins.

La firme à l'origine de cette étude, qui propose sur internet des sites sécurisées permettant échanges de documentation et réunions virtuelles à distance, fait état pour sa part d'une très nette augmentation de ses activités.

Olesya Dmitracova, version française Henri-Pierre André

 

C'est tellement n'importe quoi que ça devrait se passer de commentaire... Mais quand même, déjà que les climatologues (les vrais, pas ceux à la solde des médias), ne sont vraiment pas sûrs que le réchauffement climatique ait pour cause les émissions de CO2, voilà que certains pensent qu'une misérable crise financière peut avoir une incidence sur le climat, comme si le climat réagissait coup pour coup aux intermitences de l'activité humaine. Tiens, et si on annulait les Jeux Olympiques de Pékin, peut-être que ça aiderait à ce que les glaciers des pôles reprennent de la vigueur ?

Par ailleurs, il ne serait pas étonnant qu'au contraire cette crise financière provoque plus de déplacements des responsables et des financiers en général. Les pompiers ne se déplacent que lorsqu'il y a le feu.  

Mais à la limite on s'en fout. Tout ça est tellement nul qu'on ne trouve pas les mots. 

17.07.2008

crise dans les médias.

017a0f3c7edafdf6af349f7d5d508e20.jpgRégulièrement, je vous donnerai des exemples concrets de la désinformation dont est victime la population française, à qui les médias veulent faire croire que tout va de plus en plus mal, dans tous les domaines (l'idée du déclinisme est vendeuse). Exemple dans le Ouest-France (quotidien à priori sérieux s'il en est) du 01.07.08 :
Les ventes de voitures neuves ralentissent en juin

En juin, la progression des ventes de voitures neuves en France ralentît pour de bon : sa hausse n'est que de 1.6% par rapport à juin 2007. En mai, la hausse avait été de 7.1%, moins bien qu'en avril (15.5%). C'est ce qu'a mesuré le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). Sur l'ensemble du premier semestre 2008, cela fait tout de même une progression de 4.5%, portée par le bonus écologique et de nouveaux modèles. "Une bonne surprise dans un contexte desinistrose des ménages français", juge un analyste de l'institut d'études économiques Xerfi.


Mon commentaire : On est là en présence d'un exemple pur de désinformation. Le journaliste arrive à nous faire croire que les ventes de voitures neuves baissent..alors que les chiffres montrent le contraire. Non seulement, ils montrent le contraire mais en plus au regard des trois derniers mois, on peut dire que c'est quasiment l'euphorie. Les journalistes (de tous bords) considèrent le ralentissement d'une progression comme une baisse et ceci est valable lorsqu'ils parlent de l'immobilier ou du pouvoir d'achat.
Il est donc fortement recommandé de prendre avec des pincettes les articles de presse, et surtout, et surtout, de ne pas s'arrêter aux titres, qui disent souvent le contraire du contenu de l'article (où les journalistes sont quand même obligés, bien malgré eux de faire part de la réalité des chiffres).
Personnellement je ne lis plus la presse ni ni regarde les infos télé, sauf comme ça pour m'amuser ou me désespérer de constater à quel point on est manipulé (pour des raisons diverses et variées sur lesquelles il faudrait revenir). 

16.07.2008

CR45 - dans le café de la jeunesse perdue - Patrick Modiano

e6c33be140acacb3de88011a94436038.jpgCe roman ressemble en tous points à ce que Modiano a déjà écrit. Les fans ont donc dû être comblés. Perso j'aime bien lire un PM de temps en temps. Sans plus.
J'ai été quand même déçu par celui-là, déçu en tout cas, au regard des espoirs entrevus en lisant les critiques unanimes à son sujet. Par ailleurs, le titre laissait penser que peut-être pour une fois l'écrivain abandonnait cette sorte d'inventaire des noms de rues de Paris et des gens disparus dont il ne reste que peu de traces pour nous raconter l'atmosphère chaleureuse du café Condé, ses habitués, leurs petites habitudes... Mais en fait, si le café est bien au centre du roman, on est plus souvent à l'extérieur qu'à l'intérieur. A l'extérieur, c'est à dire dans les petites rues de Paris, des petites rues parallèles empruntées par la petite bande du Condé, des petites rues sombres et loin des grands boulevards, et qui sont l'objet d'une étude par Rolland (l'un des trois narrateurs) qui les appellent des zones neutres. Mais j'aurais aimé que ce thème des zones neutres soit plus approfondi et que par exemple, Modiano nous distille des extraits de cette étude, en italique par exemple.
Par ailleurs, le roman est polyphonique, méthode très à la mode qui consiste à faire se succéder plusieurs narrateurs. Je n'ai rien contre mais il se trouve qu'ici, il y a quelque chose qui ne colle pas à savoir que quel que soit le narrateur, Rolland, Louki ou l'étudiant, l'approche des choses et la façon d'analyser les faits et les gens est identique. Chaque partie est interchangeable alors qu'on aurait pu s'attendre à ce que chaque narrateur voient les choses différemment, ce qui aurait été naturel. Si bien qu'en fin de compte, on se demande si un seul narrateur n'aurait pas suffit.
Enfin, je trouve le titre très mauvais. Peu inspiré en tout cas. A la limite, "le café de la jeunesse perdue" aurait été suffisant. Mais "le café Condé" encore mieux, moins ronflant, moins caricatural.
Enfin de compte, ça fait une petite déception. Moins bon qu'accident nocturne où PM assume totalement son style. L'impression est qu'avec ce dernier roman, Modiano a voulu coller à l'air du temps sans y arriver, sans pouvoir se débarrasser de ses obsessions spatio-temporelles.
Mais il y quand même des paragraphes grisants :

dans cette vie qui vous apparaît comme un grand terrain vague sans poteau indicateur, au milieu de toutes les lignes de fuite et les horizons perdus, on aimerait trouver des points de repère, dresser une sorte de cadastre pour n'avoir plus l'impression de naviguer au hasard. Alors, on tisse des liens, on essaye de rendre plus stables des rencontres hasardeuses.

lecture du 10.07 au 11.07

note : 3/5

loïc, 23h22

 

journal du jogger sympa (1)

4cdba40441908150460a5fc9509252d4.jpgBien que je n'en parle pas beaucoup ici, je continue activement à m'entraîner au running, à raison en moyenne de 3 séances par semaine. J'ai repris l'entraînement il y a 1 an et à mon premier chrono j'ai fait 55MNS au 10KM. Mon record est d'aujourd'hui de 42.57 réalisé lors d'un entraînement le 08.05.08. J'ai donc gagné 12MNS sur 10KM, ce qui est énorme. J'en suis évidemment très content d'autant que mes collègues coureurs à pied n'ont de cesse de me dire que ma méthode est mauvaise, que c'est du n'importe quoi de faire chaque séance à bloc etc etc. Je dirais qu'ils n'ont pas tout à fait tort et que leurs conseils sont bons pour un jogger en routine. Mais moi, à la reprise d'entraînement, après 4ans d'arrêt, j'ai ressenti le besoin de progresser très vite et de visualiser constamment les progrès et pour ce, il me fallait évidemment me mettre en situation de compétition très souvent. Ce fut assez grisant d'ailleurs que de battre mon record perso à quasiment toutes les sorties.

Aujourd'hui, je passe à une seconde étape. En effet, comme il était prévu, depuis quelques mois, la progression devient plus difficile. Mon record date du 08.05 depuis je ressens même une légère dégradation. Désormais donc, je m'impose trois séances par semaine réparties entre une séance de fractionné sur le stade de Camors,  une sortie longue de 1h30 à environ 12kmh et toujours un chrono pour clôturer la semaine. On n'arrivera pas à me l'enlever celui-là, j'ai besoin de constater les progrès. D'autant que je ne peux pas le faire en compétition puisque je n'en fait qu'une par trimestre (la dernière, les foulées de Pont-Scorff fut d'ailleurs une grosse déception : 45MNS tout rond et seulement 45ème/113 de la catégorie senior). Par ailleurs, je vais recommencer à utiliser le cardiofréquencemètre que j'avais laissé tomber l'année dernière pour cause d'émetteur en panne. Celui-ci est changé et donc je vais mettre toutes les chances de mon côté...pour réaliser quoi...

pour réaliser quoi..et bien dans un premier temps, l'idée est de passer la barre des 14KMH, ce qui correspond à un chrono de 42.50 au 10KM. Il me faut donc trouver 7 secondes sur mon meilleur chrono. C'est très possible n'importe quand. Ensuite, je me fixe comme but de passer sous les 42 avant la fin de l'année. Le rêve lointain est de faire moins de 40MNS (ce que j'ai déjà fait à plusieurs reprises en 2004, je me demande encore comment d'ailleurs) mais ça reste de l'utopie tant il me semble totalement inconcevable aujourd'hui de tenir un rythme de 4MNS au KM pendant 10KMS. 

En ce qui concerne les compétitions, j'ai programmé le marathon de Vannes du 19.10.08...euh non pas le marathon (je pourrais mais j'en n'ai pas envie, pas la motivation) mais les foulées du Golfe qui ont lieu le même jour dans le cadre du marathon. L'objectif pour ces foulées est de faire moins de 55MNS. A partir de septembre, je mettrai entre parenthèse mon entraînement habituel pour me préparer à ce 13 bornes. 

Et le plaisir dans tout ça ? Evidemment comme ça, j'ai l'air de me prendre la tête mais je prends beaucoup de plaisir, que ce soit en courant ou en analysant mes sorties. Et par ailleurs, ça me donne bonne conscience en ce qui concerne mon activité physique et la façon dont j'entretiens mon corps et surtout cela procure des quarts d'heure d'ivresse absolue au retour des sorties. Il y a un moment là, après l'effort, où je me sens tout simplement super bien.Et je souhaiterais à tout le monde de connaître ça.

 

loïc

15.07.2008

CR44 - la honte - Annie Ernaux

 
043c6f4282d63a8048683b66e71c8104.jpgVoilà, j'ai lu mon premier roman d'Annie Ernaux ! C'est la frangine qui va être contente, elle adore cette écrivain. D'ailleurs, elle me reproche parfois de ne pas lire ou de ne pas aimer les écrivains féminins. Ce n'est pas totalement faux (seulement un quart des livres commentés sur ce blog sont écrits par des femmes). Je reviendrai peut-être sur le pourquoi du comment je trouve qu'en matière de littérature, je préfère la plume des hommes (pour résumer, je dirais que globalement ils sont plus philosophes et font moins dans l'anecdote).
La honte est un petit livre qui se lit en 1h30. Annie Ernaux y relate avec beaucoup de finesse la honte qu'elle éprouva toute son adolescence d'avoir comme parents des petits épiciers d'une petite bourgade normande, le sentiment de la honte prenant naissance lors d'une dispute où son père faillit tuer sa mère. A partir de cet événement, la gamine de 12ans se met à avoir honte de tout, de son éducation religieuse, du bar-épicerie des parents, du petit logement annexe où tout le monde dort dans la même chambre et où l'on défèque dans un pot de chambre, honte de ses tenues, de la mentalité très vieillefrance de ses parents et des clients.
C'est très bien raconté. Annie Ernaux met en relief cette période de son enfance (années 50) avec ce qu'elle est devenue aujourd'hui, sans aucune condescendance. Je crois que beaucoup de gens, à des degrés différents,  se sont retrouvés dans ce récit. A titre perso , je m'y retrouve assez, même si évidemment, le contexte et l'époque sont différents. Je me rappelle par exemple que j'avais honte de la R6 orange de mon père qu'au collège j'avais dit à mes camarades qu'il avait une R11 (qui était le top dans les années 80). Un jour, alors que toute la famille se rendait à la messe dans cette R6, en descendant je tombe sur un des camarades à qui j'avais menti. J'étais rouge de honte pour ce mensonge et aussi pour ce spectacle d'une famille de braves paysans en tenue du dimanche se rendant à l'office de 10h30.
Je m'égare..mais pas vraiment.

dans la foulée, lecture de la place du même écrivain.  Ernaux parle ici de son père..sans laisser de place au sentiment. En disant tout simplement les choses. Mais quand même, l'impression de relire la honte. L'approche est différente mais dans mes souvenirs de lecture, je ne saurai sans doute plus distinguer l'un de l'autre.
 
lecture les 6 et 8 juillet 08
4/5 pour l'ensemble.
les années sont dans les bibliothèque mais la lecture n'est pas programmée.

12.07.2008

retour de Vendée

 

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Me voilà, les amis. Me voilà gonflé à bloc et repu de lectures diverses et variées. Je croyais avoir comme d'habitude eu les yeux plus gros que le ventre en mettant une tonne de livres dans la valise..mais il se trouve que j'ai bien assuré cette fois-ci et qu'à 2 jours près je n'avais plus rien à me mettre sous la dent.

J'ai été un peu aidé par une météo, qui fut, comme je m'y attendais depuis le jour où nous avions réservé à cet endroit, très capricieuse. Et depuis que je ne lis plus du tout ni la presse quotidienne ni la presse hebdomadaire, je me donne encore plus de temps pour les romans. 

J'ai lu du Ernaux, du Modiano, du Queffélec, du polar..et les notes sont déjà prêtes (puisque j'avais eu la bonne idée d'envoyer avec moi ma vieille machine à écrire Underwood. Maintenant, il me reste à tout retaper, ma machine à écrire n'ayant pas de mémoire, il m'est impossible de transférer quoi que ce soit. C'est fou ce qu'on peut s'emmerder avec toutes ces choses qui sont sensées nous simplifier la vie. 

A très vite, Loïc, 32h83