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Balzac

  • CR377 : la maison Nucingen - Balzac

    md8135882409.jpgBien que ne n'ai pas étudié de Balzac à l'école, je trouve qu'il est phagocyté par l'éduction nationale, d'où le fait que j'ai eu du mal à me décider à le lire (les idées reçues ont la vie dure)....illusions perdues, la cousine Bette, le Père Goriot et voici la maison Nucingen, roman pas très épais, ce qui n'est pas dans son habitude. Par ailleurs, le thème du boursicotage aurait mérité plus de place .  Moi, ça me passionne en tout cas. L'argent de Zola traite du même sujet mais avec plus d'épaisseur. Mais Balzac, c'est quand même énorme. Les mots paraissent couler sous sa plume comme l'eau d'un ruisseau limpide.  

    Il faut toujours s'accrocher quand on lit un Balzac .Je ne vais pas lui faire le reproche de faire dans la description. Il  n'en fait pas , ni des paysages ni les personnages à peine. Prends ça et mange ton pain. Le tour est mené tambour bâtant comme toujours avec Balzac. Pas le temps d'aller aux vestiaires.

    Je suis toujours en cours de lecture de la Recherche. Là, je dois lire Albertine disparue....mais je  vais lire avant le premier roman des Rougon Macquart histoire peut-être de relire la série en entier, ce que j'avais fait il y a quoi... 30 ans

    lecture 20.09.21, liseuse. note : 3/5

  • CR376 : le père Goriot - Balzac

    mediag.jpgPour ce compte rendu, je vais répondre au questionnaire que ma sœur a établi à ses élèves de première. J'avoue que la partie est difficile

    1. AUTEUR
    Notez quelques informations biographiques sur Balzac (naissance, milieu social, contexte
    politique, études, carrière, mouvement littéraire, œuvres les plus importantes, thèmes de
    prédilection).

    S'en référer à Wikipedia. Balzac est avec Victor Hugo le plus puissant romancier du XIXe. Il est le premier à avoir conçu une œuvre, à savoir la comédie humaine avec des personnages récurrents. Zola en fera de même mais de façon plus prononcée. Le père Goriot ouvre le bal et fait entrer en jeu des personnages comme Rastignac ou la maison Nucingen qui réapparaitront dans d'autres romans. Le mouvement littéraire est de type réaliste. Ses thèmes de prédilection sont l'ambition de ces personnages qui finit souvent en naufrage. 

     

    2. TITRE 
    Avant lecture 
    Dites ce que ce titre vous évoque, les attentes qu’il suscite chez vous.

    Le père Goriot sous entend la présence d'enfants qui seront prépondérants dans le roman. Sinon, Monsieur Goriot aurait suffi. 

     

    3. ILLUSTRATION DE LA 1 e DE COUVERTURE 
    Avant lecture 
    a) Quelle est sa nature (dessin, tableau, collage, photo) et ses références (qui, quand) ?
    b) Décrivez-la précisément en quelques lignes.
    c) Vous semble-t-elle correspondre au titre ?
    Après lecture :
    a) Vous semble-t-elle pertinente pour illustrer le roman ?
    b) Quelle autre illustration pourrait être choisie (peut-être en lien avec un moment
    stratégique du roman) ?
    c) Proposez une création.

     

    Je ne peux pas répondre à cette question ayant lu le livre sur liseuse. 

    Mais ça veut dire que tous les élèves ont la même édition ?

    Moi, je pense juste à la  couverture avec Aznavour, physique qui colle bien avec l'idée que l'on se fait du père Goriot (au fait, connait-on son prénom ?)

     

    4. INCIPIT
    a) Quel est votre ressenti personnel après la lecture des 1ères lignes du récit ?
    b) Que semble vous promettre ce début de récit ?

    Je n'ai pas trop de souvenir mais je crois que l'on présente la pension Vauquer et ses occupants. La diversité des personnages laisse présager des incompatibilités pouvant provoquer des scènes houleuses. 

     

    5. PASSAGE PREFERE
    a) Quel est votre passage préféré ? Recopiez-le et racontez-le avec vos mots.
    b) Formulez les raisons de votre choix.

     

    "Ma vie, à moi, est dans mes deux filles. Si elles s'amusent, si elles sont heureuses, bravement mises, si elles marchent sur des tapis, qu'importe de quel drap je suis vêtu et comment est l'endroit où je me couche. Je n'ai point froid si elles ont chaud. Je ne m'ennuie jamais si elles rient. Je n'ai de chagrins que les leurs." 

     

    Ce passage résume parfaitement l'état d'esprit du père Goriot qui ne vit que par et pour ses filles. Il me touche particulièrement car j'ai le même ressenti avec mes deux filles. Je ne ressens pas forcément le besoin de les voir mais je veux les savoir heureuses et épanouies. 

     

    6. PERSONNAGE PREFERE
    a) Quel est votre personnage préféré ?
    b) Expliquez pourquoi : ce personnage vous rappelle-t-il quelqu’un de proche ?
    Quelqu’un à qui vous aimeriez ressembler ? Possède-t-il des qualités que vos
    admirez ? des défauts que vous condamnez, mais qui rendent le personnage humain
    et réaliste ? Précisez.

    C'est banal ce que je vais dire mais c'est Rastignac car j'aime les arrivistes (ce que je ne suis hélas pas) comme j'aime Julien Sorel dans le Rouge et le Noir. J'admire son envie de conquérir Paris et ses plus jolies femmes. Je n'arrive pas à lui trouver de défauts. Il veille le père Goriot jusque son dernier souffle alors qu'il ne lui doit rien ce que révèle son caractère empathique. 

     

    7. DES CITATIONS
    a) Recopiez des citations du roman qui vous semblent emblématiques =A quelques
    phrases dont vous aimeriez vous souvenir.
    Pour chacune, justifiez votre choix.

    Il aurait fallu que je les note pendant la lecture. Là, j'ai la flemme de me replonger dans le roman. 

    8. BILAN DE LECTURE
    Développez des arguments qui vous permettent d’expliquer votre ressenti :
    Interrogez-vous, par exemple, sur la facilité avec laquelle vous avez lu l’œuvre, sur le lien
    que vous pouvez établir avec votre vie personnelle, sur la capacité du récit à vous faire
    réfléchir à un thème que vous n’aviez jamais abordé, sur sa capacité à renouveler le point
    de vue que vous aviez sur un thème, sur son caractère moderne et/ou intemporel.

    Contrairement à beaucoup de romans de Balzac qui sont difficiles à lire, celui ci est facile d'accès. Les personnages sont bien présentés et le récit suit son cours assez facilement. Je trouve que Rastignac prend plus de place que le père Goriot et comme je le disais plus haut, Rastignac est l'opposé de ce que je suis, moi qui subis et me morfonds dans l'inertie. Moderne non, intemporel oui car nous sommes tous confrontés à l'agonie et à la mort d'un proche même si ça n'a pas le caractère romancé du Père Goriot.

     

    9. AU-DELA DU RECIT
    a) Recherchez les reprises qui ont pu être faites de l’œuvre que vous venez de lire :
    Existe-t-il une adaptation cinématographique, une bande dessinée, un roman
    graphique, une réécriture parodique, une suite ? Si oui, précisez.
    b) Imaginez à votre tour une reprise : précisez sa nature puis dites en quelques lignes
    quels aspects de l’œuvre vous mettriez en avant et pourquoi.
    Qu’est-ce que vous changeriez et pourquoi ?

    Je n'ai pas envie de rechercher mais je sais qu'un téléfilm a été réalisé avec Aznavour pour représenter le père Goriot. Il doit y en avoir d'autres. Confère Internet.

    L'amour inconditionnel du père Goriot pour ses filles est très touchant. Dans la plupart des romans, les liens de filiations sont représentés de façon banale. Personnellement, je ressens la même chose pour mes filles. Leur bonheur passe avant le mien. 

    Qu'est ce que je changerais.....pas grand chose sauf peut-être l'agonie du père Goriot qui est un peu longue mais je dis ça parce qu'il faut dire quelque chose. C'est un très bon roman, avec beaucoup d'humanité et de rythme. Dommage qu'il ait été "kidnappé" par l'éducation nationale...

     

    lecture sur liseuse le 16 septembre 2021. Note : 4/5

     

    PS : je viens de me rendre compte que je l'ai déjà lu en 2010 :

    lire ici

  • CR375 : la cousine Bette - Balzac

    COUSINEBETTE.jpgJ'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman qui fait bien sûr partie de la Comédie Humaine. C'est un roman très puissant, comme tout roman de Balzac mais j'ai été très déçu en lisant le résumé sur wikipedia de constater que j'étais un peu passé à côté de la plaque. C'est un fait que lorsqu'on lit un Balzac, il faut être hyper vigilant. Lire une phrase et avoir l'esprit Place Beauvau et on perd une donnée essentielle. Mais le principal est que j'ai eu beaucoup de plaisir à le lire. C'est très rythmé, ça foisonne de personnages ( souvent récurrents) mais c'est vrai qu'il faut s'accrocher, plus même que Proust dont l'œuvre se déroule en vase clos. 

    Pour la suite, je vais rester avec Honoré en lisant ce qui fonde la comédie humaine à savoir Le Père Goriot que ma fille a refusé de lire en première alors qu'il était au programme du bac de Français.

    Puisque je suis là, concernant le remplacement de Eric Zemmour à Face à l'info, je vois bien Charlotte d'Ornellas, fille que j'aime bien parce qu'elle a de la suite dans les idées et puis elle est mignonne quand même. On a envie de la croquer.

    La cousine Bette, lecture sur liseuse, équivalent papier, 462 pages. Note 4/5  

     

  • Brouillon de culture, Shako sabre la bouteille d'eau !

    Voilà, il est arrivé ce qui devait arriver. Votre serviteur, Shako au grand cœur reprend du service et notamment ses vidéos qui ont fait la non-notoriété de son blog ! Du coup, ça laisse plus de place à l'amusement. Il ne faut rien prendre au sérieux de ce qui se passe sur le net. Par contre si une jolie fille que tu ne connais pas te fout une claque dans la rue, t'es en droit de te demander qu'elle est le sens de ta vie.

    Dans cette vidéo douce comme le câlin d'un bisounours, je convoque au rapport les vivants et les morts à savoir Marcel Proust, Honoré de Balzac, Dominique A, Eric Reinhardt et mon pauvre ami Sébastien Monod qui se retrouve bien entouré dans ce festin culturel !

    Evidemment, tous les commentaires sont les bienvenus mais je préfère les commentaires désobligeants voire agressifs et même de mauvaise foi tiens, c'est plus drôle ! Ceci dit, je serais remettre à leur place les proustiens et les rimbaldiens s'ils en venaient aux mains ou aux sabres et tam-tam

    Shako ô grand cœur !


  • Shako, sabre et Balzac

    Bonjour, nous sommes le 25 avril 2020. J'ai réactivé ce blog après deux ans d’interruption. Il s'est passé beaucoup de choses dans ma vie personnelle mais j'ai pas envie de déballer. Si vous voulez en savoir un peu, demandez à ma sœur, Louise Vanaen de Voringhem, 2 Marien Strasse, 3 Tr, Stuttgart.  Je suis en train de lire illusions perdues de Balzac. C'est aussi laborieux qu'un Martien à la plage. Comme j'ai déjà lu des Balzac, je rapatrie les notes ici pour mémoire. 

    J'ai lu le Père Goriot en 2010. 

    CR150 / le père Goriot : Honoré de Balzac

    Ça y est, j'ai enfin lu un Balzac. Premier sentiment : ce n'est pas pire que l'idée que je m'en faisais mais ce n'est pas mieux non plus. C'est très d'époque et ça comprend son lot de vicomtes et de duchesses, de filles à marier avec les affaires de dot qui vont avec, des dames mariées chichement et qui trompent leurs maris officiellement (et vise versa).
    (Par contre, pas plus avec Balzac qu'avec Flaubert ou Maupassant, on ne sait si tous ces gens-là copulent.)
    La figure du Père Goriot est attachante bien que trop excessive dans son amour pour ses deux filles. pour vraiment émouvoir. Quant à Eugène de Rastignac, le héros, il se situe dans les lignée des arrivistes comme surent en inventer les écrivains du XIX (Julien Sorel, Bel-ami..). Et le but semble donc pour Balzac et compagnie de nous montrer comment, dans un système aristocrate très cloisonné, on peut à force de volonté, de ruse et par la séduction, s'élever dans la hiérarchie sociale. Rastignac semble avoir toutes les qualités mais son empathie envers Mr Goriot le freine dans son ascension. C'est un peu la morale de ce roman (mais concernant Rastignac, ce n'est qu'un contre-temps nous apprendra la suite de la Comédie Humaine).

    Mais plus que l'histoire somme toute banale, j'ai apprécié les réflexions générales qui comme le dit très justement Charles Dantzig dans son dictionnaire égoïste de la littérature française sont "dites avec tant d'aplomb qu'elles finissent pas être comiques" (p73, livre de poche). Un exemple avec cette description du tout Paris (qui n'a pas perdu une ride) :


    Les pensionnaires, internes et externes, arrivèrent les uns après les autres, en se souhaitant mutuellement le bonjour, et se disant de ces riens qui constituent, chez certaines classes parisiennes, un esprit drolatique dans lequel la bêtise entre comme élément principal, et dont le mérite consiste particulièrement dans le geste ou la prononciation. Cette espèce d’argot varie continuellement. La plaisanterie qui en est le principe n’a jamais un mois d’existence. Un événement politique, un procès en cour d’assises, une chanson des rues, les farces d’un acteur, tout sert à entretenir ce jeu d’esprit qui consiste surtout à prendre les idées et les mots comme des volants, et à se les renvoyer sur des raquettes. La récente invention du Diorama, qui portait l’illusion de l’optique à un plus haut degré que dans les Panoramas, avait amené dans quelques ateliers de peinture la plaisanterie de parler en rama, espèce de charge qu’un jeune peintre, habitué de la pension Vauquer, y avait inoculée.
    — Eh bien! monsieurre Poiret, dit l’employé au Muséum, comment va cette petite santérama? Puis, sans attendre la réponse: Mesdames, vous avez du chagrin, dit-il à madame Couture et à Victorine.
    — Allons-nous dinaire? s’écria Horace Bianchon, un étudiant en médecine, ami de Rastignac, ma petite estomac est descendue usque ad talones.
    — Il fait un fameux froitorama! dit Vautrin. Dérangez-vous donc, père Goriot! Que diable! votre pied prend toute la gueule du poêle.
    — Illustre monsieur Vautrin, dit Bianchon, pourquoi dites-vous froitorama? il y a une faute, c’est froidorama.
    — Non, dit l’employé au Muséum, c’est froitorama, par la règle: j’ai froid aux pieds.

    roman, paru en 1835
    le livre de poche, 354 pages
    lecture du 01.03 au 08.03.2010
    note : 3.5/5
     
    Signé : Shako.