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  • l'insoutenable légèreté de l'être

    Je vous prie de ne pas vous moquer. C'est écrit en 1977, je n'avais donc que quatre ans ! Sinon, plus sérieusement, si vous ne l'avez pas lu, faîtes-le (pas l'espèce de poème mais le livre -). 

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  • I've got the power !

    IMG_20201108_161607.jpgJe m'étais dit que j'allais me forcer à écrire une note tous les jours (avant ma reprise de travail en tout cas) mais c'est difficile quand même, je ne suis pas journaliste et je n'ai pas le talent de Julie Schittly. Aujourd'hui, je suis allé déjeuner chez mon père. On a parlé de choses et d'autres et je n'étais pas pressé de partir. Alors, je suis sorti prendre l'air et suis allé voir les bâtiments de ferme qui se situent derrière la maison (une longère). C'est un spectacle un peu désolant. Tout ce qui est tôle et boiserie partent en vrille. Si un jour, il faut vendre la maison (parce que c'est la nature des choses), je pense que tout ce bazar derrière va en rebuter plus d'un. Je vois pas trop comment démolir tout ça...y'a peut-être quand même la possibilité de transformer la fosse à purin en piscine puisque ladite fosse est à ciel ouvert. Pour la reste, je ne sais pas.

    Tout ça m'a quand même rappelé des souvenirs...mon chien Snap qui me suivait partout et qui est mort quelques jours après qu'il s'est rendu compte qu'il n'y avait plus de vaches dans la ferme (1999). On l'a retrouvé mort dans un champ sans raison apparente. Il n'avait que 5/6 ans. Je suis certain qu'il a fait une déprime parce qu'il s'est senti inutile. C'était un berger allemand adorable et il me suivait partout lorsque j'allais me promener par monts et par vaux en récitant des vers de Rimbaud. J'avoue que j'ai pleuré. Je m'étais trop attaché à lui. C'est moi qui lui avais trouvé son p'tit nom par rapport à un groupe de dance music de l'époque qui chantait "I've got the power". Je n'oublierai jamais ce chien. J'espère qu'il y a un paradis pour eux aussi  (encore que pour nous je sais pas). 

    Donc, je suis allé chez mon père et chemin faisant, j'ai vraiment réalisé qu'il n'y avait personne sur les routes. C'est la misère et même mon boucher était fermé alors que j'avais promis à mon père de lui ramener de la bonne bidoche. On a suivi ensemble le départ du Vendée Globe. A noter que même en plein air, le public était interdit. On atteint le summum de la connerie. 

    En rentrant, je suis passé devant une école de campagne et j'ai remarqué qu'il y avait quatre barrières à deux mètres de l'entrée. Vous savez, c'est pour faire peur aux terroristes. Je me marre.

    Il y a une semaine, j'étais sous perfusion au service réanimation de l'hôpital de Vannes...

    Shako

  • CR364 : la famille Martin - David Foenkinos

    famille martin.jpgDavid Foenkinos est un auteur qui a trouvé sa place dans la littérature française comme Françoiz Breut dans la variété mais c'est la première fois que je le lisais. C'était pas prévu mais quand j'ai lu la présentation sur Amazon, je l'ai téléchargé direct sur ma Kindle, ma Kindle qui me suis partout, qui se glisse aisément dans ma poche droite (autant que dans ma poche gauche) et qui doit contenir plus de 500 romans que ce soit des classiques ou des romans contemporains.

    Donc une fois le bouquin dans l'engin, j'ai lu cette histoire de la famille Martin avec beaucoup de délectation. Je vous indique quand même vite fait de quoi il s'agit. L'auteur en mal d'inspiration décide d'aborder la première personne qu'il croise dans la rue et lui demander si elle veut bien qu'il lui consacre un roman. Il tombe sur Madeleine, une vieille dame rentrant de ses courses. Surprise évidemment par la proposition et un peu inquiète quand même, elle l'invite quand même à venir chez elle pour boire un café ou je ne sais quoi. Au fil des jours, une réelle complicité se noue entre les deux contribuables et de fil en aiguille, l'auteur fait la connaissance de toute la famille Martin, c'est à dire des deux filles de Madeleine, Valérie et Stéphanie. Ceci dit, Stéphanie expatriée aux Etats-Unis (qui cherche encore son clown) est juste mentionnée. Valérie est mariée et a deux enfants et c'est le couple Valérie/Patrick qui devient le centre névralgique du roman. 

    A la base, l'auteur ne voulait être qu'un observateur. Tous les soirs, il note ce qu'il a appris dans la journée et le roman prend tranquillement forme. Mais les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu. Son intrusion dans la famille Martin la bouscule un peu et provoque des changements ou précipite certaines décisions qui restaient en plan. 

    Donc voilà. Ce roman m'a fait un peu penser aux "gens dans l'enveloppe" de Isabelle Monnin qui m'avait été conseillé par Julie Schittly et que j'avais lu il y a quelques années (si vous voulez lire le compte rendu, tapez : doelan/blogspirit/les gens dans l'enveloppe. J'avais eu un véritable coup de cœur pour ce roman ( mais c'est pas vraiment un roman en fait). 

    Concernant la famille Martin, une question me taraude. Est-ce que David Foenkinos a vraiment fait cette démarche en vrai ou tout n'est-il que fiction ?  Je penche quand même pour la fiction car l'enchainement des événements ne ressemble pas vraiment à ce qui se passe normalement dans la vraie vie. Il y a trop de rebondissements. Comme je le fais parfois, je vais essayer de rentrer en contact avec l'auteur (il est sur Facebook) afin d'éclaircir cette affaire.

    En tout cas, c'est un roman facile à lire. Il figure en ce moment dans les meilleures ventes (mais l'auteur est coutumier du fait). Mais ce n'est pas parce que c'est un bestseller qu'il est mauvais. Tous les Français ne lisent pas les bouses de Marc Levy et Guillaume Musso.

    Lecture sur Kindle, parution le 1er octobre 2020 chez Gallimard. Note : 4/5

    Shako. 

  • Romain, Léonor, Rozenn et les autres

    Je suis confortablement installé dans mon canapé en train de lire "frappez sans entrer" un polar série noire de John Godey. Pourquoi ce livre ? Parce que c'est celui que lit Brigitte Bardot dans "le mépris" sur les hauteurs de la villa Malaparte. À un moment, elle pose son livre sur ses fesses (madame est nue). Dans le film, on ne distingue pas le titre mais les fans de Godard ont trouvé de quoi il s'agissait, je ne sais pas comment d'ailleurs. Qu'importe ce n'est pas le but de ma note. 

    Comme vous le savez, j'ai "des problèmes avec l'alcool" mais je n'avais pas bu depuis juin et il y a dix jours à peu près, je me sentais bien, rien ne laissait présager le passage à l'acte. En passant devant Monoprix, je suis pris d'un craving (envie subite de boire), je me suis engouffré sur le parking et suis ressorti du magasin avec une bouteille de whisky.

    " J'ai tenu trois mois, mon problème est réglé, je me boirai un fond de whisky tous les soirs, ça ne me pose aucun problème" me disais-je. 

    Rentré chez moi, j'ai dégommé la bouteille en une demi-heure. Le lendemain, j'ai augmenté le domaine de la lutte et j'ai filé en acheter deux autres....que j'ai enfilées à la vitesse de la lumière. Les jours qui suivirent sont à l'avenant. C'était devenu catastrophique. Mon corps réclamait, réclamait, réclamait, réclamait... Je ne mangeais plus, je ne me lavais plus et je me couchais tout habillé et le lendemain dès l'ouverture, hop, deux bouteilles dans le sac. Parfois, il y a eu des variations. Pour changer le goût du plaisir, j'achetais deux bouteilles de Ricard que je buvais cul sec et sans eau. Je savais que j'allais droit dans le mur mais mon corps avait pris le dessus sur ma motivation. Et dans la nuit de vendredi dernier, j'ai fait un delirium tremens. J'étais réveillé, ce n'était donc pas un rêve et je me faisais attaquer par des Pokemon qui avaient des cornes et des grosses moustaches. Je les repoussais avec mes poings mais ils revenaient sans cesse et au petit matin, le délire s'est calmé. Sans doute que les Pokemon avaient battu en retraite.  Le jour s'était levé et je suis sorti du lit pour aller faire mes courses mais j'étais incapable de mettre un pied devant l'autre. Je voulais déjà aller dans la cuisine pour boire un peu d'eau et ça s'est avéré impossible alors je me suis recouché et j'ai souffert toute la matinée, souffert de corps et d'esprit. Et dans un élan de désespoir, j'ai appelé mon voisin à la rescousse. Il est rentré chez moi, catastrophé de me voir dans cet état. Je passe les détails mais deux heures plus tard j'étais aux urgences de l'hôpital de Vannes. On m'a filé des benzos mais vraiment pas assez pour calmer le manque. On n'était pas très nombreux et j'enviais les patients qui dormaient. Comme j'aurais aimé moi aussi dormir !  Le médecin ne voulait pas prendre le risque d'augmenter le dosage alors voyant mon état, j'ai été transféré en réanimation où on m'a mis sous perfusion et posé des électrodes. J'étais allongé sur un lit inconfortable, je continuais à souffrir et pour enfoncer le clou, j'étais pris de coliques violentes et j'avais des diarrhées et comme évidemment je ne pouvais pas aller aux toilettes, on me donnait un bassin et débrouille-toi avec ça. Les soignants ne semblaient pas inquiets, sans doute habitués à gérer les sevrages. J'ai passé trois jours en réanimation sans dormir et puis enfin ça s'est calmé et j'ai été transféré au service gastro afin de vérifier l'état de mon foie et tout. J'ai subi une batterie d'examens, vu défilé des addictologues et plein de jolies infirmières (dont l'une avait exactement la même voix que Zaz). Elles sont recrutées sur casting ou quoi ?

    En tout cas, le sevrage physique était terminé et il me tardait de rentrer chez moi pour écouter des chansons de Françoiz Breut ou lire des articles de Julie Schittly. 

    Lors des examens, le plus dur fut la fibroscopie dont le but est de vérifier l'état de l'œsophage et de l'estomac. Alors, on te met une espèce de gros bouchon pour garder la mâchoire bien ouverte et on fait rentrer un gros tuyau muni d'une caméra. C'est pas spécialement douloureux (peut-être juste lors du passage dans la gorge) et l'affaire dure trois minutes. Une infirmière me tenait la main et la caressait presque. Le résultat est immédiat. Rien d'anormal à signaler me concernant. Ensuite, on s'occupe du foie. Légère hépatite mais pas de cirrhose. Retour dans ma chambre et l'on me dit que j'ai une carence en fer mais qui n'a rien à voir avec l'alcoolisme alors nouvelle perfusion pour infiltrer de la ferraille et faire de moi un T1000. 

    Après cinq jours, je suis sorti de l'hôpital retapé et de bonne humeur. Il faisait beau dehors (je n'avais pas vu la lumière du jour depuis mon entrée). Mon taxi est arrivé très vite. Lors du retour, j'admirais la campagne et je me suis dit que je n'avais pas vu l'automne arriver. 

    Je tiens au final à dire combien j'ai été épaté par le professionnalisme et la gentillesse des médecins, infirmières et aides soignantes. C'est la première fois que j'allais dans un hôpital public et je pensais que c'était un peu le bordel. Mais pas du tout, tout est bien huilé, les transmissions et les informations circulent bien d'un service à un autre et je resignale quand même qu'ils ont géré mon sevrage et en plus comme je disais ils ont réglé mon problème de fer et comme j'avais une blessure au bras droit (accident avant la rechute dans la salle de sport), ils ont fait un test tetanos et administré le vaccin. J'ai eu le droit aussi au test Covid. Enfin, les repas sont bien moins mauvais que ce que l'on peut entendre. 

    Merci, merci, merci à ces professionnels et merci aussi à mon entourage qui demandait de mes nouvelles....mon ex épouse qui est venue me voir et qui arrivée à l'heure du dîner lorsque j'étais en réa et que je ne voulais pas manger alors elle m'a forcé quand même à le faire et m'a aidé comme on le fait pour un tétraplégique....merci à Romain, ma sœur, mon père, Léonor....et les autres.  

    Une chose est claire. J'ai compris la leçon. Je ne veux plus me battre contre des Pokemon et puis en baver autant lors du sevrage. Donc, la seule solution est de ne plus boire. A chaque fois je dis ça mais là, j'en sûr, quelque chose s'est passé. Bon je vais me boire un café et j'ai encore quelques cadavres à emmener au container. 

    Shako, 16h50

  • CR363 : l'autre Rimbaud - David Le Bailly

    Je viens de finir *l'autre Rimbaud* de David Le Bailly. Il y est question de Frédéric Rimbaud, le frère de l'autre con. Fallait y penser. Gros travail de recherche de la part de l'auteur (le travail de recherche et d'écriture est décrit en italique). Évidemment, il a dû broder car il reste peu de traces du frangin. Frédéric était chauffeur d'omnibus à Attigny dans les Ardennes. C'est le mal aimé de la famille pourtant il est sensible et touchant. Mais pas facile de s'imposer face à la figure jupitérienne de l'auteur du bateau ivre, la mère Vitalie n'ayant d'yeux que pour ce dernier. En toile de fond, on apprend beaucoup sur la vie dans les Ardennes au 19e. J'ai beaucoup aimé. 
    De tout de façon, on a tellement tout dit sur Arthur alors si on veut encore écrire quelque chose, il faut trouver un concept original, un autre angle d'attaque ou une autre ligne de front si vous préférez ! A moins que Françoiz Breut ou Julie Schittly ait une autre idée. 
    Je projette personnellement donc d'écrire un essai fleuve sur Vitalie, la mère de Arthur, Frédéric et Isabelle.
    Je suis certain que ce bouquin plairait à Françoiz Breut et même à Julie Schittly !
    A lire. Surtout pour les rimbaldiens. Et puis les autres aussi ! Y'a pas de raison. 
     
    lecture sur Kindle, octobre 2020
    note : 5/5