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l'automne du poète # poème 6

Balazuc
 
Je me doutais un peu, tous deux sur la terrasse
Donnant sur ce village au dessus de l'Ardèche
Que nous vivions presque le dernier face à face
D'un bonheur tout proche de se prendre une flèche.
 
Nos deux filles au loin nous faisaient des coucous
Depuis le clocher possédant un terre-plein
Et moi muni de mon reflex à quatre sous
Je les mettais d'ici dans la boîte à demain.
 
Tout semblait suspendu par delà les coteaux
Comme si derrière ce silence apparent
Un orage lointain menaçait le tableau
Baigné par un soleil aux rayons triomphants.
 
Je la regardais et j'avais la certitude
(Au contraire des pierres portant Balazuc
Ne craignant ni le temps ni toutes turpitudes)
Que cet équilibre serait bientôt caduc.
 
J'essayais de vivre au mieux toutes ces heures
Comme un bandit se sait à portée de gendarmes
Mais mes nuits n'étaient que cauchemars et sueurs
Pendant qu'elle dormait comme dorment les femmes.
 
Aujourd'hui tout seul dans mon deux pièces, j'écris
En forçant bêtement à ce que cela rime
Contrairement à ce qui m'enlève toute envie
De grimper à nouveau vers de nouvelles cimes.
 
Loïc LT, le 15.02.20

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