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l'automne du poète # poème 5

Poème sans prétention écrit en mars 2019 sur un coin de table (à l'attention de Patrick Peronne : j'ai disloqué ce grand niais d'Alexandrin -)
Maud,
 
Lorsque je l'aperçus sur le trottoir d'en face
J'ai cru voir Jean Seberg dans un film de Godard
Et donc je la suivis comme un chien quand il chasse
Marchant prestement le long des grands boulevards.
 
C'est dans un parc tout près d'un îlot de bambous
Que je l'ai approchée avec mes gros sabots
Elle m'a dit son nom, qu'elle aimait le Pérou
Et Sarkozy autant que Besancenot.
 
Elle était triste car AirFrance KLM
Qui envoie dans le ciel des grosses mécaniques,
Voulait la virer comme on vide une poubelle
A cause de ses quelques ennuis psychiatriques.
 
Un jour du mois d'avril, elle voulut se rendre
Dans une brocante tout près de Lanester
Pourtant dans son coffre, elle n'avait à vendre
Qu'un cordon électrique ainsi qu'une patère.
 
Nous rentrâmes le soir tous les deux énervés
Et c'est sans vergogne et prise d'un pète au casque
Qu'elle m'ordonna de bien vouloir acheter
Ses quelques bricoles au prix d'un tabernacle.
 
Comme je refusai cette miséricorde
Elle se transforma comme une comédienne
Et c'est par quatre mots qu'elle m'intima l'ordre
De me barrer de sa résidence alréenne.
 
Loïc LT, le 25.03.2019

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