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l'orée du bois

l'orée du bois
 
Dans mon immeuble au numéro un forestière
Nous sommes à peu près dix huit à y crécher.
La forêt de Camors qui nous fait face est fière
De ses conifères et de ses peupliers.
 
Les humains qui peuplent cet ancien restaurant
Sont souvent fragiles alors les fins de mois
S’il est hors de question de se faire abstinent
Il s’agit alors de se priver d’un repas.
 
Et si globalement, l’entente est de vigueur
Il arrive souvent que pour des pacotilles
On se fâche et très vite autour d’une liqueur
On refait le monde ou bien l’on parle des filles.
 
Trop souvent des couples se déclarent la guerre
Réveillant le palier dans les bras de Morphée
Mais à bout de force, les tourtereaux font taire
Les différents de rien ayant forcé l’acmé.
 
Mon meilleur ami loge au numéro dix sept
Et le matin lorsqu’on voit que le soleil donne
Nous allons dans les bois et faisons trouble-fêtes
Au cuicui des oiseaux et au vent qu’on bâillonne.
 
Et puis nous rentrons gais dans nos appartements
Et je retrouve alors les amis qu’il me reste,
Rimbaud, Verlaine, Stendhal et Proust au firmament,
Un jour vient de passer loin des bruits indigestes.
 
Loïc LT, le 07.04.2021

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