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CR368 : le procès - Franz Kafka

le procès.jpgJ'ai terminé hier ce dinosaure de la littérature mondiale. Je crois l'avoir lu dans ma vingtaine d'années sans certitude. Est-il utile de faire un compte-rendu d'un roman de Kafka dont l'adjectif "kafkaien" revient sans cesse dès lors qu'on s'agace de la lenteur et de la complexité d'une administration quelle qu'elle soit ? En l'occurrence, pour le procès, il s'agit de la justice et pour l'avoir côtoyée et la côtoie hélas toujours, je constate que même si Kafka fait dans l'exagération, nous sommes très doués en France pour complexifier ce qui est simple afin d'occuper des centaines de milliers de fonctionnaires avec tous les doublons que cela induit.

Pour ce roman, j'hésite à dire si je me suis ennuyé où s'il m'a fait rire, un peu des deux sans doute. Cet auteur de génie qui ne s'embarrasse pas de descriptions inutiles réussit le tour de force de nous raconter une histoire qui finit en tragédie dont il nous cache quasiment l'essentiel. Un banquier dans un pays imaginaire se fait arrêter pour une raison qu'il ignore et qu'il ignorera jusque sa triste fin. Arrêté mais très vite libre, il cherche en vain à se faire aider par des semblants d'avocats ou autres personnages pathétiques avec l'espoir d'être acquitté bien qu'il se rend compte très vite que la chose est quasiment impossible. On se retrouve alors noyés au sein d'une institution qui ne vit que pour elle même et qui se fiche pas mal de savoir si l'accusé est coupable ou pas. J'ai oublié de dire que l'accusé s'appelle Joseph K  bien que le plus souvent, il est appelé K et qui ne connaîtra jamais la cause de ses démêlés mais veut quand même se défendre grâce notamment à un peintre vivant dans un 7m2. 

En lisant ce roman, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à la justice japonaise dont on a connu le fonctionnement grâce à la farce que Carlos Ghosn lui a infligée. Malheureusement pour K, il n'a pas eu l'idée de faire venir un orchestre dans son appartement !

Le Procès est avant tout le roman de l'absurde. Il faut s'accrocher parfois mais la lecture paie car il arrive toujours un moment où l'on rigole des genoux.

date de parution : 26 ans après 1900 mais il faudrait vérifier auprès du fondé de pouvoir qui n'est présentement pas là.

Il s'est vendu en France à 1 170 000 exemplaires (Houellebecq et Zemmour peuvent retourner se coucher), sans compter les tirages en poche mais d'aucuns affirment qu'il faut décalquer à cette somme tout ce qu'on peut y ajouter et qui n'a pas été prise en compte par l'institut national des publications des romans restés enfermés dans une cave située dans dans un bureau dont seuls quelques assistants divers connaissent ou pas le lieu. La légende dit que l'accès à ce bureau qui n'existe sans doute pas se fait par une porte dont il est difficile d'accéder car un lit la longe si bien qu'il faut enjamber ledit lit couvert d'édredons poussiéreux. 

lecture de mars à février 2021 au cœur de l'été

Je vous prie d'agréer, Mesdames, Messieurs l'expression de ma considération distinguée.

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