Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

affaires de divorce, épisode 4

J'ai rencontré Mathilde de Bouillebec sur mon lieu de travail en 2000 ou 2001, je ne rappelle  plus trop. Elle faisait partie à l'époque des trois ou quatre comptables volants, c'est à dire des gens qui venaient en renfort dans une agence pour remplacer des comptables absents pour diverses raisons. Quand je l'ai vue pour la première fois, j'ai eu tout de suite le coup de foudre. N'en déplaise à Kundera, le coup de foudre existe. 

On parle volontiers de coups de foudre; je ne suis que trop conscient de ce que l'amour tend à créer une légende de soi-même, à mythifier après coup ses commencements." (la plaisanterie)

Moi j'ai eu un coup de foudre pour elle mais elle non. Au fur et à mesure des jours, elle m'a dit après qu'elle me prenait pour un flambeur, un branleur etc...Mais ce que je ne savais pas c'est qu'elle était aussi intimidé par moi que je ne l'étais pour elle. Parfois, pour des raisons professionnelles,  j'étais amené à aller dans son bureau et j'avais le cœur qui palpitait et tranquillement, j'ai commencé à discuter avec elle et je me suis rendu compte que malgré sa beauté éclatante, c'était une femme réservée, timide. Elle se livrait très peu. En fait, tout à fait le type de femme que je voulais, la beauté physique en plus. Un jour, une grosse imprimante est arrivée dans son bureau. Je lui ai demandé si c'était pour elle. Elle m'a dit que non, que c'était pour Robert de Chaussepierre, son petit ami. 20 ans ont passé, je ne me rappelle pas de tout. Savais-je avant l'imprimante qu'elle avait cet ami, peut-être. En tout cas, au fil du temps, on est devenu très proche et le soir, on restait très tard dans l'agence pour être tous les deux.

Un soir, je suis allé dans son bureau comme je le faisais chaque soir que nous n'étions plus que tous les deux et je suis, excusez moi l'expression, passé à l'action. Elle était devant moi mais de dos et elle avait sa nuque dégagée. Il faut savoir que j'adore les nuques surtout quand elle sont dégagées et que donc, les cheveux sont attachés par un chouchou ou autre. Et il y quelque chose qui m'impressionne encore plus c'est la facilité et la vitesse avec laquelle les femmes s'attachent les cheveux. En tout cas, attachés avec une épingle ou un chouchou, l'effet est le même, ça dégage la nuque. Donc, comme je disais, je suis rentré dans son bureau, j'ai dû faire un effort monumental en posant ma main sur sa nuque. Elle ne s'est pas défendue et faisant semblant de continuer son travail alors au fond je sais qu'elle ne pensait qu'à ma main sur sa nuque que je ne cessais de caresser. Point positif, elle n'a rien fait pour la retirer. Je ne sais pas et dans quelle mesure mais soir après soir c'était le même cérémonial mais un peu plus à chaque fois et je me disais qu'on allait finir par vivre ensemble.

Mais il y avait deux complications.

Elle vivait à Choufleury avec Robert de Chaussepierre, un type que je connaissais fort bien car il bossait aussi dans la boîte ! C'était même un ami à moi car nous avions quelques passions communes pour le cinéma mais lui plus spécifiquement les musiques de film. 

Robert de Chaussepierre vivait chez elle à Choufleury et un weekend, je ne sais plus pourquoi, il était totalement absent alors j'ai demandé à Mathilde de Bouillebec de venir chez moi. J'habitais un immeuble qui ressemblait à un hangar dans une zone industrielle à cinquante mètres du Blavet. Sur la gauche, il y avait un impressionnant viaduc (photo ci-dessous). Quand elle est arrivée chez moi, les choses se sont précipitées. C'était au mois de juin 2000 ou 2001 et nous nous sommes embrassés sur la bouche pour la première fois et on a fait l'amour autant que l'on pouvait. Nous étions jeunes et beaux, elle avait des cheveux sublimes et un visage d'ange. C'était torride dans les deux acceptations du terme et surtout pour nos peaux. Je crois que j'ai passé le plus beau weekend de ma vie. Il y a en une d'autres comme ça ou bien juste des après midi...je me souviens qu'un soir Robert de Chaussepierre devait venir chez moi pour me donner un cd et voici que Mathilde de Chaussepierre débarque. Je ne sais plus pourquoi, pour faire l'amour sans doute mais je savais aussi que Robert de Chaussepierre pouvait débarquer à tout moment. Quand j'ai dit ça à Mathilde, elle a pris panique et est partie. Ça s'est joué à peu de choses puisque quelques minutes plus tard Robert de Chaussepierre que je faisais cocu débarquait. Je n'ose même pas imaginé quelle aurait été sa réaction si elle l'avait croisée dans l'escalier !

Deuxième complication. Même si je la voyais de moins en moins, je n'avais pas encore officiellement rompu avec Odette Legrandin, une parfaite blonde et bourgeoise vannetaise et je ne sais plus quand dans cette histoire  mais un jour que j'avais un peu de temps  à midi et que j'avais rendez vous à Vannes, je suis allé chez elle et très vite, elle a commencé à me déshabiller et tout mais je lui ai dit d'arrêter, que j'avais un truc à lui dire et je lui ai dit. Je crois qu'elle a pleuré. Mais elle savait déjà que j'avais le béguin pour une collègue de boulot car je lui en avais parlé. 

Des deux bords donc, moi, Shako de Tam-Tam, elle Mathilde de Bouillebec, lui Robert de Chaussepierre et elle Odette Legrandin, le démarrage d'un couple qui allait durer 18 ans était très compliqué !

Je raconterai la suite demain. Je n'aime pas les textes à rallonge.

Shako.

viaduc.jpg

Le viaduc en question à cent mètres de chez moi

Écrire un commentaire

Optionnel