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Françoiz Breut - à l'aveuglette

41wldFClOkL._SX355_.jpgSorti en 2008 sur le label Caramel beurre salé (qui est toujours son label actuel), à l'aveuglette est peut-être l'album que j'écoute le moins et pourtant à y regarder de près, il y a quelques titres qui valent le détour. Complètement émancipé de Dominique A (mais j'imagine qu'elle en a marre d'entendre ça), je crois que c'est avec cet album qu'elle s'est vraiment mise à l'écriture. 

L'album qui compte 14 titres débute sur un instrumental d'une minute et enchaîne sur Terre d'ombre qui est sans doute la meilleure chanson de l'album (avec évidemment les jeunes pousses qui suivent et qui ne demandent qu'à courir). Mais il y à boire et à manger dans cet album. On va dire que c'était un coup d'essai pour Françoiz et quand on voit les albums qu'elle a fait après, on se dit qu'à l'aveuglette n'aura pas été vain. Sinon, la couverture, étrange, doit être d'elle mais je ne la comprends pas trop. On voit une femme avec un visage un peu bizarre...qui semble manger une glace et c'est un perroquet qui est posé sur son épaule ? Désarçonnant. 

J'ai envie de vous faire écouter " terre d'ombre". 

Tiens, je croyais que Françoiz Breut n'avait fait que deux télé...et bien non, elle est passée à ce soir ou jamais !

             

Voici les paroles...d'elle, pas d'elle, je ne sais pas trop. J'aurais tendance à dire d'elle. 

Je suis à l'autre bout de la terre et j'ai perdu tous mes repères avec toutes ces formes incertaines griffonnées, se noyant dans les reflets de l'océan l'immensité des continents. De l'avion qui m'emmène traçant des pointillés, la mer houleuse se déchaîne mais je ne la vois plus, de si loin, Même ce grand désordre d'horreurs, de passions. Je préfère flotter dans les airs éviter d'affronter de face l'agonie de notre astre qui crache et s'écartèle. Je suis bien frôlant les stratus, plus hauts que les pieds sur terre, dans la boue, dans la crasse en avalant la tasse. La terre ne fait plus de caprice ankylosée, elle bombe le dos change de visage et se disloque elle se consume à petit feu que faudrait-il enfin pour que les nuages s'amassent que la pluie tout efface que la pluie tout, efface. Que faudrait-il enfin ? Que faudrait-il, enfin ?

C'est un texte écologique dans lequel la chanteuse est en avion (pas très écolo d'ailleurs)  et ne regrette pas d'avoir quitter le désordre de la terre. Mais il faudra bien qu'elle atterrisse un jour. On a justement besoin de gens comme elle sur notre belle planète bleue.

@Shako

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