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Shako, sabre et poème forçant l'admiration

Ma grand-mère du côté de mon père s'appelait Elisa mais elle se faisant appeler Marie. C'était une femme de la vieille école qui ne faisait pas beaucoup dans le sentimentalisme. Mais chose extraordinaire. En vidant sa maison après son décès, on est tombé sur un book où elle raconte sa vie d'agricultrice. Elle avait cinq enfants mais dans son récit, jamais il n'en est fait mention.

Ma grand-mère faisait un far breton excellent. Mais ce n'est pas de ça que je voulais parler aujourd'hui mais de son café. Non seulement, il avait un goût unique mais en plus à sa surface, il y avait une fine couche de nappe blanche que personnellement je n'ai jamais réussi à reproduire. Cela m'a inspiré ce sonnet. 

L'émulsion 

Souvent à la surface du café de mémé

Il y avait comme une nappe que lorsqu'on

Faisait tournoyer à coups de pelletées

Provoquait quelque chose comme un tourbillon.



Et je me faisais dans l'idée que cela

Gravitait comme au sein des galaxies lointaines

Et c'est avec regret qu'en buvant le caoua

S'en allait ce nuage avec son ciel de traîne.



Un jour que je parlais pour ne rien dire avec

Un drôle de type portant un vieux shako

Nous vînmes à parler de ce curieux dépôt.


Qui se forme par un procédé intrinsèque

Et ce cruciverbiste habile du crayon

Me fit part que la chose était une émulsion.

Loïc LT, le 15 mai 2020

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